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 Mouvements d'humain. Feat Alec

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Creativity takes courage.
Marcus Hauptmann
Messages : 33
Emploi/loisirs : photographie

Journal perso
Ardoise (dortoirs):
MessageSujet: Mouvements d'humain. Feat Alec    Mouvements d'humain. Feat Alec  EmptyDim 12 Mai - 22:39

Marcus se laissait bercer par les notes enchanteresses d'une groupes islandais.
Le projet d'art plastiques prenait forme dans sa tête. Et il le rendrait sous forme de séries de clichés, comme à son habitude.

Il devait saisir le mouvement. Ce n'était pas trop compliqué jusque là, mais le projet requérait un lieux qui ne lui était pas familier. Il serait bien parti camper devant une plante ou une quelconque jeune pousse et attendre son lent et si délicat développement, mais c'était trop convenu, il lui fallait du challenge.

Il changea d'album. Il lui fallait des notes plus vives. L’hiver de Vivaldi vint valser à ses tympans.  

« Je t'ai dis d'arrêter de j- »

NOP

Il n'écouterait pas ses frères cadets d’adoptions se chamailler, aussi il augmenta la sonorité de son casque. Vivaldi tempêtait dans son crâne et c'était tout ce qu'il lui fallait : du vacarme organisé.
Il bascula sa tête en arrière et fixa le plafond. Les tâches colorés et éparses se précipitaient au rythmes des flocons du morceau. Il lui fallait un endroit de mouvement, un endroit d'odeur, de pas précipité, de piaillement… où avait-il déjà rencontré pareil endroit au court de sa vie ? Il saisit sa tasse de café et sirota distraitement. Il était froid, sûrement datait-il de la veille. Il entendait les pas précipités dans les escaliers de… Alexis, à la pression et aux rythmes qui résonnaient de ses pas.

Une main effleura son épaule et sortit brusquement Marcus de sa contemplation de plafond. Il se retourna vivement. Amandine venait de rentrer de ses cours de piano. Il était donc 11h.

« Sur quoi travailles-tu ? »
Elle était toujours grande acuité et d'une délicatesse dont n'arrivait pas à s'y faire malgré ses deux années passées dans cette maison d'adoption. Un décalage trop grand avec cet « avant », les foyers dans quels il avait posé, déplacé et reposé sa valise.

Nonchalamment il sortit une feuille déjà froissée – il l'avait reçue le matin même à son unique cours de pratique de la matinée.
 
« Il me faut un endroit bruyant, coloré, mouvant… bref, pullulant d'humains très vivaces pour y pour un projet d'art pla' ».

Amandine haussa un sourcil tandis qu'un sourire de dessinait sur le coin de se bouche.
«  Je connais l'endroit idéal pour ça, j'y vais de temps à autre avec mes amis avant les leçons » Elle fit une pause et lâcha dans un rire sonore « tu vas adorer ! ».

Connaissant Amandine et le rire qu'elle lui avait décocher, il était plus que septique.

Tandis qu'il se levait pour la suivre, elle se retourna « Laisse ton amoureux ici, je ne pense pas que l'endroit où nous allons lui réserve une bel accueil. Je dis ça pour sa sécurité » Ajouta-t-elle avant même qu'il ne sorte une réplique offusqué. Dans le mille. Elle touchait toujours dans le mille.

 

.xXx.


Le café Clair de Lune.
« Je te laisse, il faut que j'aille manger un morceau en vitesse avant d'aller bosser, bisous, mon petit frère » Elle l’embrassa sur la joue. Il n'aimait pas ça. Elle savait qu'il n'aimait pas ça. Mais Amandine était comme ça, alors il laissait faire, même avec toute la réticence de son âme.

Il se retourna vers l'enseigne et les terrasses grouillantes, ses doigts crispés sur son appareil photo. La journée allait être longue. Tout empestait le chic et l'ultra chic. A commencer par les petites tasses et coupelles ornées de fines et uniques lignes dorées. Les chaises extérieurs chevronnées de bandes bleues pour certaines, de rouges pour d'autres, le tout alignées dans un rythmes hypnotique. Les tables étaient blanches, beaucoup trop propres.
Tout suintaient la luxure jusqu'à la typographie de l'enseigne.

Se renfrognant et rentrant sa tête entre ses épaules, il rabattit sa capuche de son sweat. Il allait faire tâche dans ce lieux. Il faisait tâche. Mais c'était pour l'art, n'est pas ?

Il entra d'un pas ferme, décortiquant du regard chaque recoin. Chaque personnage, chaque visages, jusqu'au grain des murs, jusqu'au lampes pendouillant dans un vertical algébrique.
Si ce lieux était le beau temps (ou le clair de lune délicat), il était indéniablement le nuage gris maussade qui transportait avec lui ses ondes de mauvais augure.
Il s'approcha du bar « bonjour, vous auriez du café ? »
Le serveur tourna la tête pour le détailler. Le malaise commençait à grignoter ses tripes.
«  Bien sûre que nous avons du café » fit-il tout en levant un sourcil étonné presque amusé.
« allongé, serré… nous avons tout ce qu'il vous faut » Il indiqua d'un mouvement de la tête tout en essuyant un verre une long -beaucoup trop longue- liste de boissons chaudes comme froides.
Marcus fixa la liste quelques minutes (il ne la lisait même pas, mais il fallait faire genre, n'est pas?) pour se retourner vers le serveur.
« beaucoup de café très caféiné ». Sans un regard de plus il partit à la recherche d'une table tout au fond dans un coin, ses jointures avaient étaient devenues exsangues sous la pression qu'il appliquait sur son appareil. Panique à bord ! Pourquoi Pompon n'était pas avec lui pour faire face à tout ces gens ? Il était bien assez ridiculisé devant le serveur.
Se frayer un chemin entre les tables bruyantes et infestés d'humains ne fut pas une mince affaire. Ah, il devait en avoir bousculé une car une vieille sembla rouspéter après lui. Pas la première, pas la dernière maugréa-t-il mentalement.
Là, cette chaise bien au fond de la salle contre le mur ferait serait parfait. Il s'assit et poussa un long soupire. Ferma les yeux quelques minutes et entreprit de sortir de son sac quelques carnets aux feuilles cornées et vierges, un crayon bleu et une gomme. Non, pas de gomme finalement. Il lui fallait capter mouvement, pas l’annihiler.
Il prit une nouvelle inspiration et se concentra. Plia et déplia ses doigts pour y faire circuler le sang et porta l'appareil à son œil. A travers la lunette, tout semblait se figer. Qu'il était mieux derrière.
Il ne lui manquait plus que l'odeur et le goût du café, beaucoup de café très caféiné.
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Alec McArchty
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Localisation : Tu vois le trou qu'il faudrait arrêter de creuser, là ? Ouais bah je suis là.
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Ardoise (dortoirs):
MessageSujet: Re: Mouvements d'humain. Feat Alec    Mouvements d'humain. Feat Alec  EmptyDim 21 Juil - 10:55


( Mouvements d'Humains )
Pires ennemis de la nuit, les regrets et les doutes empêchaient leurs proies de couler des jours heureux dans les bras de Morphée. Victime de leurs agissements au-dessous de la lune drapée de mystère – comme souvent dans cette ville portuaire – le jeune homme avait eu le plus grand mal à se lever le matin suivant pour regagner son Croissant de Lune à lui. Non plus satisfait de vivre aux crochets de ses parents défunts, Alec, ou plutôt Lary, avait trouvé un emploi en tant que serveur et caissier polyvalent dans le petit café branché d’Oregon. Le plus grand des malheurs lui avait toutefois octroyé cette chance de ne pas avoir à se préoccuper de l’argent dans l’immédiat. Ce cadeau du destin n’enlevait pourtant rien à la cruauté et la douleur d’avoir perdu ses deux parents. Zombi ankylosé par le sommeil, le serveur se traîna tant bien que mal jusqu’à la cafetière dans la cuisine de son petit appartement deux pièces. Il activa l’appareil divin et partit prendre une douche chaude et revigorante tandis que la machine infusait l’élixir de vie. La buée effacée sur le miroir laissa place à des traces de doigts encore humides d’une toilette nécessairement trop courte. Cette nuit encore, l’étudiant en littérature avait questionné ses motivations à rester dans la petite ville. Il avait été forcé de fuir sa première vie une fois, et avait ensuite quitté volontairement la deuxième en prenant cet avion pour la côte ouest des États-Unis. Derrière lui se tenaient les fantômes tantôt morts, tantôt vivants d’un passé qu’il regrettait à bien des égards. Debout, ils l’observaient dans ce miroir et ne reconnaissaient pas ce visage rempli et légèrement bronzé – le soleil de la côte avait eu raison de la peau écossaise du jeune homme. Parmi eux, deux yeux bleus aussi perçants que les siens le fixaient d’un air sombre et coléreux. Arthur… Un saisissant regret.

« Lary ? Tu as entendu ? Le jeune homme voudrait un américano avec deux extra shots d’expresso. »

Ainsi fut il sorti de ses rêveries. Se frottant les yeux endoloris par trop de lumière, le licencié s’affaira à préparer la commande. Il n’était pas en caisse ce matin mais au service. La machine broya les grains de café et acheva d’infuser le café en poudre déjà présent dans son système. Elle déversa une quantité raisonnable de liquide noir dans une large et grande tasse, puis Alec insista en tapotant sur un bouton pour qu’elle déverse deux autres doses. Il se tourna ensuite vers une thermos de café filtré préparé toutes les demi-heures pour achever la préparation. Son regard balaya l’horizon tandis qu’il versait le surplus de café à la recherche d’un « jeune homme » à qui remettre la potion. Il avait bien failli ne pas le voir, tant il s’était reculé dans l’établissement. C’était comme s’il avait cherché à se cacher du reste de la clientèle. Curieux… Il n’y avait pourtant pas encore foule et les places abondaient partout dans la grande salle ; il avait déjà payé en outre, et ne pouvait avoir choisi ce placement stratégique pour s’échapper sans régler son dû. Curiouser and curiouser! se remémora Alice.

« Bonjour, vous aviez commandé ‘beaucoup de café très caféiné’ ? »

Il avait lu le petit papier sur lequel le caissier inscrivait la commande lorsqu’il y avait beaucoup de monde avec un petit rictus sur les lèvres. Son collègue avait dû vouloir partager la maladresse touchante du client.

« Est-ce que je peux vous amener quelque chose d’autre ? Oh ! » Il s’était interrompu lorsque son regard s’était posé sur la table. « Vous dessinez ? »

***

Il était en retard. Comme toujours. L’odeur du fish and chips lui donnait déjà l’eau à la bouche. Reconnaissant la tête blonde, penchée en avant sur un bout de papier sur lequel le beau policier s’affairait à dessiner, Alec prononça son nom suffisamment fort pour détourner son attention. S’asseyant, il déclara :

« J’ose espérer que ce n’est pas moi que tu dessines comme ça ?! Je n’ai pas du tout les oreilles décollées ! »

Il plaisantait, feintant l’indignation. Au fond, il aimait qu’Arthur ressente le besoin de le dessiner. Il y avait entre ces deux jeunes hommes un non-dit, une situation séduisante sur lesquelles ils ne voulaient pas mettre de mots ou de gestes trop évoquant, par peur de la voir disparaître.

***

Le bruit des vagues, et de nouveau, il se trouvait dans un petit café, séparé du grand blond par un océan de regrets.

( Pando )
fyeahcolinmorgan

HJ : Merci de ta patience ! Je suis désolé. Ce n'est très certainement pas à la hauteur de ta jolie plume, mais je voulais te répondre le plus vite possible. J'ai déjà trop tardé. Mouvements d'humain. Feat Alec  3001133197
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