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When chance is flower ❀ Mallory (Suite)

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Ven 8 Mar - 0:21
Creativity takes courage.
Reith Ainsworth
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When chance is flower

Reith et Mallory, après avoir un peu traînés dans la cour de l'université, s'était rendu dans les dortoirs. Reith devait de toute façon s'y rendre pour y prendre de l'argent puisque quelques courses s'imposaient pour la soirée qui avait lieu ce soir en ville. Mallory s'apprêtait, tant qu'à faire, à changer ce qui était inscrit sur l'ardoise de l'autre blond. Il était clair qu'elle avait besoin d'un lavage. Puis, comme a pu le souligner un poète français: « Quel plaisir d'y passer l'éponge. Il y a moins de plaisir à écrire sur l'ardoise qu'à tout y effacer d'un seul geste, comme le météore négateur qui s'y appuie à peine et qui la rend au noir. »

- Ouais, j’oublie, d’ailleurs je suis pas pressé que tu vois l’état de ma chambre, lâcha-t-il en réprimant un rire.

L’affiche, qu’il avait d’ailleurs réalisé avec soin sous les ordres assez striques de Victoria, trônait donc à présent sur ce tableau d’affichage bondé de choses que Reith ne regardait pratiquement jamais. Il suivit plutôt des yeux les gestes de Mallory qui s’empressait d’effacer les quelques mots qui s’étaient accrochés à sa pauvre ardoise. Il tiqua une seconde en la voyant blanche, absolument vierge. C’était étrange. Le jeune homme sorti alors ses clefs de sa poche, pour pouvoir ouvrir sa porte, et ainsi dégoter à son nouveau camarade les feutres nécessaires pour renouveler l’ancienne inscription de son ardoise. Il s’empressa donc de déverrouiller sa serrure pour s’engouffrer dans sa modeste chambre.

- Il est sympa ce club, les gens sont pas trop lourds, pas avec moi du moins. Dit-il en haussant les épaules. Victoria était un peu prise de tête, mais il y avait Dana pour rattraper la chose. Il était clair qu’elle était moins chiante que la blonde. Puis ça me permet de participer à l’organisation, d’y mettre du mien quoi, ça c’est pas mal.

La chambre du jeune homme était légèrement – et ce mot est sans doute trop faible – en bordel. Carrément même. Sur son sol était étalés chaussettes et vieux jeans. Il se dépêcha alors de mettre un minimum d’ordre dans sa grotte et de fourrer les vêtements sales sous son lit et de ranger ses bouquins au chaud dans sa petite bibliothèque. Il donna de même quelques coups de pieds pour cacher de vieux emballages et se saisit de ses cahiers pour lourdement les poser sur son bureau. Après ces péripéties, Reith contempla ce dit bureau avec un certain dépit. Tout s’empilait, s’entassait sur ce pauvre morceau de bois qui devait soutenir avec peine monts et merveilles. Si l’on pouvait appeler cela « des merveilles ». Il ouvrit un tiroir, en espérant qu’il y aurait des feutres à l’intérieur. Jour de chance pour Mallory et son acolyte, puisqu’il y en avait un noir, un vert et un rouge. Il manquait que le bleu, mais c’était déjà une prouesse pour le blond qui s’imaginait déjà demander des feutres à ses voisins du dortoir.

- Douze ça va être compliqué mais tu crois pouvoir faire quelque chose avec trois pauvres feutres ? Demanda-t-il avec un sourire innocent.

Il saisit son trésor pour le prêter au scientifique. Sans se méfier. Peut-être qu’il devrait se méfier. Mais, au lieu de ça, il souriait comme un joli benêt. Etait-il fou de céder ainsi ses feutres à un inconnu ? Sans doute qu’il était. Ou alors juste un peu bête, ça devait être ça. Pendant ce temps, il posa son sac sur le lit et l’ouvrit pour en sortir son portefeuille. Avec chance il lui restait un billet pour acheter des chips et une boisson pour la soirée de ce soir. Ce qui était sûr, c’est que Reith ne se pointait jamais à une fête sans amener quelque chose. Il trouva son trésor avec soulagement. Il ne s’était donc pas trompé. Il brandit son trophée comme l’aurait fait le célèbre personnage dans la série de jeux Zelda. Oh oui, il était fier de son billet. Il lâcha même un « Victoire » triomphant et déposa un baiser appuyé sur ce modeste morceau de papier avant de le ranger dans sa poche arrière.

Avec toute cette histoire il avait oublié Lapin qui dormait profondément dans sa cage. Faut croire qu'il avait le sommeil d'une marmotte malgré tout le bordel que mettait Reith dans la chambre.

- Tu t’en sors l’Alien ? Demanda-t-il quand il remarqua que l’autre c’était fait un peu trop silencieux dans le couloir.

(c) Miss Pie
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Sam 20 Avr - 20:29
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Mallory Farwell
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When chance is flower



Mallory ne prêta même pas attention à la porte qui s’ouvrait près de lui, tout curieux qu’il fut, alors qu’il aurait adoré mettre son nez dans des affaires qui ne le regardaient même pas. Il leva tout juste les yeux vers son camarade avec un sourire d’enfant joyeux, juché devant son ardoise désormais vaguement blanche, et il avait porté son pouce à ses lèvres dans une posture pensive. Il se demandait ce qu’il allait bien pouvoir y mettre, vraiment, parce que ça devait être grandiose, coloré, et demeurer fièrement affiché durant un moment. Tout son art, tout son talent, sur ce petit morceau de plastique rectangulaire, c’était vraiment sujet à la plus grande concentration. Il eut néanmoins un léger rire amusé, tira une langue encore colorée par la sucrerie qu’il avait avalée plus tôt.

-Je n’ai jamais été trop branché clubs, mais les soirées en revanche… Je crois que j’ai traîné dans toutes celles possibles et imaginables, en fait, lâcha-t-il dans un rire : L’organisation m’emmerdait, justement. Chacun son truc. Les aliens ça vient, et ça part sans un mot, après tout !

L’intérêt, finalement, eut raison de lui, et il se décala savamment pour jeter un œil à l’intérieur de la pièce. Le bazar lui parla tout de suite, et il ne se retint pas de glousser comme un gamin turbulent, amusé. Il lui semblait que sa chambre devait bien ressembler à celle-ci, jusqu’à un certain point, entre les vêtements éparpillés et le bureau qui croulait sous les feuilles, et tout ce qui devrait de toute manière ne jamais s’y trouver en temps normal. Il suivit Reith des yeux pendant qu’il s’efforçait de faire un ménage éclair, mais c’était trop tard. L’aîné, avec des années d’expérience de commérage, de ragots et de curiosité, avait déjà vu toute l’œuvre du diable, tout ce rangement qui laissait à désirer, et il n’y avait plus rien à faire pour réparer cette erreur si ce n’était s’incliner et l’assumer. Avec une mine innocente, Mallory refit un pas en sens inverse pour retrouver l’abri du mur et de l’ardoise, sur laquelle il traça un large trait, du doigt, au travers de la couleur qui y demeurait. Il avait le nez froncé et les yeux rivés sur son index coloré lorsque la voix de son camarade retentit de nouveau à ses oreilles, et un grand sourire étira les lèvres du libraire :

-Tu restreins tout mon art, et je le méprise, mais on se débrouillera avec trois ! Laisse place à la création, maintenant,
fanfaronna-t-il en allant récupérer son trésor, et il fila en bondissant comme un lièvre.

Le silence se fit durant quelques longs instants pendant lesquels Mallory s’appliqua à faire travailler les trois couleurs sur l’ardoise. Application il y avait, en effet, à en juger sa langue tirée, ses yeux qui brillaient, et le fait qu’il effaçait, redessinait, écrivait et cumulait tout ce qu’il pouvait sur ce si petit espace. Il ne répondit pas à l’appel de Reith, pas tout de suite, pour finaliser son œuvre et l’admirer avec amusement. Il l’aimait bien, cette ardoise, maintenant. Il y avait de petits bonhommes bâtons qui courraient, rouges, dont un savamment nommé « Reithou », une soucoupe noire dans le ciel avec un bonhomme vert « L’Alien », bien sûr. Puis comme il avait trouvé ça triste, il avait ajouté des fleurs étonnement bien faites, des aliens encore, et, en petit dans un coin, dans une écriture soignée, un glorieux : « Des bisous de Mallou ». Glorieux, c’était le mot.

-Je m’en sors carrément bien, ouais
, répondit-il avec un train de retard, mais pas moins d’enthousiasme, et il retourna dans la chambre : T’as trouvé ce que tu voulais, alors ?

A voir la mine du plus jeune, il n’était pas contrarié, donc la réponse devait être oui. A en juger le sourire d’idiot de Mallory, ses exploits sur l’ardoise le rendaient très fiers de lui. Il coula un regard plus appuyé sur la chambre, avec sa petite mine de vainqueur. Choc. Yeux écarquillés. Il traversa la chambre en un bond ridicule pour s’abaisser face à la cage, la bouche ouverte en un « o » parfait, et parfaitement ridicule, et il lâcha un son qui se rapprochait de celui d’une baleine échouée, ou éventuellement de quelque chose de purement obscène qu’il ne faudrait pas entendre.

-J’y crois pas, t’as un lapin ? C’est génial, comment il s’appelle ? Il a quel âge ? Ca joue un lapin ?
Interrogea-t-il, de retour à ses pépiements joyeux. C’était le retour du moulin à parole.


©Vuo

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Sam 1 Juin - 10:34
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Reith Ainsworth
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When chance is flower

- En fait… Je ne suis pas le professionnel en terme d’organisation non plus, je me débrouille pour ramener deux trois trucs normalement.

Il eut sûrement un peu honte que Mallory soit le témoin du bordel dans sa chambre. Heureusement qu’il n’y avait rien de trop dégueulasse, hormis les chaussettes. Il avait eu la bonne idée de ne pas laisser traîner d’autres types de sous-vêtements. Paix à son âme. Il jeta un coup d’œil vers l’inconnu plus vraiment inconnu et le vit disparaître à nouveau dans le couloir. Il put alors finir son petit rangement. Bon, au moins ça ressemblait à quelque chose, maintenant, la pièce paraissait même plus grande. Il se laissa tomber sur son lit en attendant que Mallory finisse son « art ». Sérieusement, ça serait étonnant qu’il réussisse à faire un truc potable avec trois feutres. Il entendait parfois le couinement du feutre contre l’ardoise. Bonté divine, il n’y allait pas de main morte ! Il espérait que ses feutres marcheraient encore après cette épreuve et il espérait surtout que ça en valait la peine. Il redressa la tête en entendant à nouveau sa voix. Oh, bonne nouvelle que voici. Il se leva en le voyant entrer, et s’approcha de la porte avec une mine des plus curieuse.

- Ouais, j’ai trouvé… Un vrai défis avec le bordel qu’il y avait, lâcha-t-il en tâtant sa poche arrière où reposait son billet. Son trophée, sans exagération aucune.

Il allait sortir pour contempler l’œuvre de l’artiste en herbe mais s’arrêta. Mallory venait de se précipiter vers son lapin qui, lui même, avait fait un bon arrière dans sa cage. Ça c’était du réveil, il avait du se sentir menacer par la venue éléphantesque de Mallory. Le son qu’il émit interloqua le plus jeune. Son lapin avait raison d’avoir peur. Il ne put retenir un rire – Reith, pas le lapin – et s’approcha de la cage en abandonnant deux secondes le spectacle de l’ardoise qui l’attendait.

- Eh tu lui fais peur avec tes bruits de monstre ! S’enquit-il avec un rire.

Il ouvrit la cage en douceur pour ne pas que le cœur de son lapin n’explose sous le stress. Il y glissa sa main pour prendre la boule de poils qui se laissa docilement faire. Passé le temps où il prenait ses doigts pour des carottes ! Il entreprit de caresser l’animal fébrile et traumatiser sans pouvoir retenir un sourire conquit. Il est si mignon !

- Il s’appelle Lapin, il a un an et je crois qu’il ne t’aime pas beaucoup !

Il tendit son animal vers Mallory mais la bestiole se cacha dans ses mains sans émettre un seul bruit. Eh bah. Pas très vaillant le lapin. Il déposa la boule de poils sur le lit et cela en priant pour ne pas qu’il fasse ses besoins dessus. Une chance sur deux pour qu’il le fasse. Il regardait son animal reprendre confiance et finalement il se mit à sauter joyeusement sur sa couette. Ahh, le cerveau du lapin… Toute une histoire, en tout cas il n’est pas très imposant.

- C’est inutile, un lapin, en plus il est complètement hyperactif celui-là ! Par contre je ne sais pas ce que tu lui as fait mais il est tout mou là. Il déprime ? Il s’accroupit devant le lit pour regarder son petit lapin. Gros traumatisme. Puis ça joue pas un lapin, ou alors ça joue tout seul, l'inutilité je te dis.

Il caressa brièvement l’animal avant de se redresser. Il était temps d’aller voir l’ardoise !

- Bon, tu le surveilles et moi je vais voir ton œuvre d’art, ok ? Et évite de me le traumatiser plus, il va imploser, annonça-il en riant.

Ce lapin avait le cœur qui battait tellement vite qu’on aurait dit une bombe, notamment quand on le tient dans ses mains. A vrai dire, ce seul fait effrayait Reith, les premières semaines de son adoption. Il abandonna donc la petite bombe entre les mains de Mallory pour sortir dans le couloir. Ce qu’il vit le fit rire. Son ardoise s’était métamorphosée ! Il lâcha un « Whaa » assez bruyant. La scène était presque réaliste – ou pas.

- C’est si moche ! Ces mots là sortaient du fond du cœur. Il ne pouvait pas être si franc. Et il riait. Seules les fleurs étaient jolies. Très jolies même. Mais les personnages étaient grotesques. Un dessin d’enfants… mais qu’à moitié. Il fallait voir la chose pour en rire.

(c) Miss Pie
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