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This is us - Jolane

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Lun 28 Jan - 17:45
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This is us
Jolane & Perceval

« L'hiver s'installa, gelant les coeurs, brisant les rêves encore en floraison »
Cela faisait près d'un mois que ma dernière discussion avec Jolane avait marqué le début de ma descente dans les profondeurs abyssales de la vie morne d'adulte. Ma vie, depuis des semaines, se résumait à donner des cours, me prendre la tête avec ma compagne, regarder la télévision, me lamenter sur mon sort auprès de Sylvanus. Une vie pénible dont toutes les saveurs semblaient avoir le goût de cendre. J'en étais revenu au stade premier, le même stade qui m'avait poussé à emménagé ici, à Arcadia Bay. Et il fallait l'admettre, dès maintenant. Je n'étais pas heureux, pas avec elle. Et rien n'y changerait, j'en étais désormais conscient. Elle n'avait rien à faire là, à essayer de se battre contre un poteau qui depuis le début, et même s'il en avait pas conscience, n'en avait rien à faire. Dans la situation présente, le poteau était moi, hermétique à toutes les tentatives de ma compagne pour sauver ce qu'elle pensait que nous avions. C'est à dire, pas grand chose. Même le sexe était devenu d'une lassitude exaspérante. Comme si le fait d'insérer mon pénis en elle allait faire revenir une flamme qui n'avait jamais existé. J'ai soupiré, le pire, c'était que j'étais certain qu'elle savait. Elle n'était pas bête, j'étais sûr qu'elle savait qu'elle n'était rien. Et quelque part, ça me dégoûtait de penser ça, je n'étais qu'un être déplorable.

Et comme si la vie n'était pas déjà si compliqué, l'objet de mes désirs, assise au fond de la salle, s'évertuait depuis quelques temps, à me montrer à quel point sa vie semblait plus belle sans moi. Du flirt du matin au soir, du soir au matin, dans la cour, dans le parking, à la cafétéria, dans les couloirs et en cours. Je fis crisser ma craie sur le tableau noir. "Freeman, veuillez cesser vos gloussements répétitifs. vous aurez tout le temps de galocher qui vous voudrez en dehors de ma classe, pour l'instant présent, concentrez vous sur l'appareil génital de la page 187 de votre manuel, merci."
(c) DΛNDELION
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Dim 28 Avr - 18:54
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Perceval avait été clair. Un adieu reste un adieu. Il a voulu mettre un terme à notre histoire pour de bon, alors je n'ai plus qu'un chose à faire et c'est de poursuivre ma vie sans lui. Et lui, il n'a qu'à poursuivre la sienne sans moi. Il est temps de tracer deux chemins différents, nous emmenant ailleurs, vers un avenir plus chaleureux sans le souvenir de l'autre. Pourtant, ce n'est pas en nous croisant chaque jour que nous allons réussir à nous oublier de sitôt.
Perceval avait été clair. Tout est fini. Mais ça n'est pas ma décision. Aussi égoïste que cela puisse paraître, je me suis rapidement rendue à l'idée de faire de sa vie un enfer. Chaque fois qu'il me verra, chaque fois qu'il me croisera, chaque fois que je serai assise à l'un de ses bancs en cours, je serai là pour lui rappeler à quoi il vient de tourner le dos. Je veux qu'il comprenne la douleur que j'ai ressenti lorsque j'ai découvert qu'il m'avait oubliée pour cette fille. Je veux qu'il souffre comme moi j'ai souffert car en ces moments de perdition, j'ai l'impression que c'est le seul sentiment qui peut me soulager.

Alors je flirt. Je ne cherche rien de sérieux, je suis trop dévastée pour ça. Mais ça me fait du bien de voir d'autres choses et surtout de voir Perceval contenir sa rage. A mon plus grand bonheur, ça fonctionne. A chaque sourire enjôleur envoyé à un garçon pendant son cour, à chaque proximité un peu forcée envers lui, je vois ses doigts se crisper sur sa craie. Intérieurement, je jubile. Avec du recul, je constate que Perceval me rend complètement folle. Je veux tout faire pour l'oublier mais en rentrant dans ces jeux stupides, je m'oblige au contraire. Mais je ne m'en rends pas compte et c'est sûrement ça le pire. Quelle fille puérile je suis. Perceval tente d'endosser son rôle d'adulte en mettant des barrières à notre relation et je m'amuse à éclater ce qu'il avait mis tant d'énergie à construire.

Ce jour-là, je suis au fond de la classe (comme d'habitude) à côté du fameux garçon avec lequel je ne cesse de rigoler bêtement. Des petites caresses sur le bras et sur le visage suffisent à agrémenter notre bêtise pour faire bouillonner le professeur. Ce dernier finit rapidement par me réprimander et mon but n'étant pas d'empêcher la classe de travailler, je me calme durant le reste du cours, bien que je continue de murmurer des blagues à l'oreille de mon partenaire ou de poser ma tête sur son épaule pendant les moments de lecture. Mais quelle adolescente débile je fais.

Lorsque la sonnerie retentit annonçant la fin des cours pour la journée, tout le monde se lève, remballe rapidement ses affaires et chacun sort au compte goutte. Pour ma part, je prends mon temps. Je rigole encore un peu avec mon camarade et dépose un baiser sur sa joue, guettant la réaction de Perceval. Mon ami me demande si je le suis, je lui murmure que je le rejoindrai dehors. Tandis que celui-ci sort en m'adressant un signe, je commence enfin à ranger mes affaires dans mon sac. Puis je me lève, la tête haute. A vrai dire, je crois que je n'en peux plus. De voir sa tête tous les jours, dans la classe et dans mes rêves. Je cherche à chasser son souvenir mais je n'y parviens pas. Perceval est tenace, toujours là pour me rappeler nos moments heureux. Notre baiser d'adieu au phare il y a quelques semaines. Partager si souvent le même air que lui finit par m'étouffer. Je crois que je vais bientôt péter un câble.
-Très intéressant ce cours sur l'appareil génital, commenté-je en passant devant son bureau pour prendre la direction de la sortie de la salle.

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