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In restless dreams I walked alone ☆ FEAT Charles Macaulay

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Dim 14 Avr - 10:48
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Charlie McKenneth
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- Et ouais... Bienvenue à Blackwell. Université d'hypocrites menée par un faux-cul financé par l’Élite de la ville. Ricana Charlie d'un ton pompeux qui tranchait avec ses propos sévères et plein d'une morve nouvelle.

Aux moins les deux garçons semblaient penser la même chose de leur lieu d'études, malgré leurs personnalités et histoires si différentes au premier coup d'oeil. Ou peut-être avaient-ils quelques points communs dans leurs silences ? Le blondinet n'en saurait probablement pas plus aujourd'hui, tout le langage corporel de Charles criant son détachement – peut-être factice – de ces réalités. D'ailleurs, Charlie ne fut pas certain de bien comprendre le sens réel de sa phrase sibylline, aussi il évita prudemment de rebondir directement dessus.

- Tu traînes donc seul... J'ai l'impression que quelque part tu t'y obliges, comme pour t'isoler de tout risque de t'entendre avec quelqu'un. T'es pas obligé de répondre hein, c'est une hypothèse venant d'un simple d'esprit.

C'est bien ainsi qu'il se sentait, face à Charles. Un sombre crétin qui avait effectivement peu fréquenté l'école avant de parvenir à décrocher miraculeusement une bourse pour l'Académie. Il la critiquait beaucoup mais elle l'avait sortie de la rue, de ses petits deals entre connards et de la proche arrivée d'un destin plus sombre. A l'avenir, peut-être se montrerait-il plus reconnaissant si l'établissement arrêtait de jouer à éliminer les boursiers.

- Je te croirais bien sur parole. D'ailleurs c'est le cas en soit. Juste... Perso ça me dérangerait pas te de ramener dans ton dortoir, pensa-t-il avant de reprendre pour son compagnon de table. Non, c'est débile de ma part. Si tu préfères être seul je respecte.

Pour qui se prenait Charlie, à proposer une amitié à un étudiant de ce niveau intellectuel, qui semblait dans tous les cas préférer la solitude aux moments comme celui qu'ils étaient en train de vivre.

lumos maxima
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Jeu 25 Avr - 10:18
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Charles Macaulay
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Charles prit une gorgée de sa tasse et répondit d’une voix aigre.

- Des trous du cul élitistes. Je crois que je ne m’étais pas rendu d’à quel point je les détestais avant ce matin, c’est drôle, dit-il avec un sourire gêné.

Il n’était pas du genre à étaler sa haine, du moins pas lorsqu’il était sobre. Il se passa une main dans les cheveux, histoire de les ébouriffer plus qu’ils ne l’étaient déjà, et jeta un coup d’oeil à son verre. Les verres étaient toujours trop petits pour Charles. En revanche, il ne prenait pas Charlie pour un simple d’esprit, loin de là. Il fit des petits ronds avec ses doigts autour de sa tasse.

- Je ne sais pas. Peut-être que t’as raison, ouais. C’est une solitude forcée par les circonstances. Pas toi ?

Il n’avait pas envie de s’appesantir sur son incapacité à chercher à se faire des amis, ça le mettait mal à l’aise ; pas plus qu’il n’avait envie d’expliquer à Charlie que son quotidien d’alcoolique endurci mettait à mal chacune de ses fréquentations.

- T’en fais pas, répondit Charles sans trop aller dans les détails. J’aime bien notre petite rencontre nocturne. Tu es plus intéressant que les autres étudiants que j’ai pu rencontrer.

C’était la stricte vérité. Trainer avec Charlie était amusant, et au moins il ne s’ennuyait pas, n’avait pas fini la tête la première dans un caniveau et ne vomissait pas derrière une voiture, pas plus qu’il n’avait fini en cellule de dégrisement.
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Jeu 2 Mai - 14:53
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Charlie McKenneth
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La conversation semblait reprendre les mêmes élans que tantôt, lorsqu'ils étaient tous deux affalés l'un sur l'autre comme deux loques et se surprenaient à se raconter des choses sans importance mais qui en prenaient en franchissant leurs lèvres.

- Et bah il t'aura fallu un peu de temps pour réaliser. Rit doucement Charlie à l'aveu de son compagnon d'infortune. Et sans indiscrétion, il s'est passé quoi avec eux ?

Peut-être pourrait-il un peu mieux comprendre ses phrases énigmatiques en ayant un peu plus de contexte sur cette réaction à retardement de la part de Charles. A son tour, Charlie réchauffa ses tripes à l'aide d'une gorgée corsée. Délicieux alcool, que deviendrait-il sans son soutien ?

- J'comprends en partie, enfin je pense mais j'en ai pas la prétention. Et ouais, on peut dire ça aussi pour moi. Les gens écoutent un peu trop les rumeurs, dans le coin. Sourit le blondinet d'un air soudainement fatigué.

De son côté non plus, Charlie n'avait pas envie d'épiloguer sur cet épisode aussi reprit-il une petite gorgée avant de réaliser que sa tâche touchait à la fin. Ils allaient devoir arranger ça en tout discrétion.

- Ravi d'être dans le bon cota alors... Et j'crois que j'ai pas parlé autant avec un autre étudiant depuis la rentrée. Surtout pour échanger autre chose que des notes de cours. Et c'est un changement positif, crois-moi.

D'un coup d'oeil il guetta la tasse de son voisin et lui envoya un regard interrogateur avant de se pencher vers lui pour lui chuchoter quelques mots.

- On continue ça ici ou on sort ?
lumos maxima
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Jeu 16 Mai - 13:12
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Charles Macaulay
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Charles haussa les épaules en regardant un point fixe par-dessus l'épaule de Charlie. Sa tasse était finie et il continuait d'y agiter sa cuillère et faisant un bruit de tintement agaçant dont il ne se rendait pas compte.

- Je n'y avais jamais réfléchi auparavant. Ils ne m'ont rien fait de spécial, seulement ils sont aussi amusants que des portes de prison. À part quelques camarades de grec je ne trouve rien de bien intéressant à Blackwell. Même pour les profs ; mais j'ai déjà parlé de ça.

Il n'était pas assez ivre pour se perdre dans ses explications, mais assez pour que toutes ses phrases prennent une tournure un peu mystique, comme s'il parlait à demi-mot. Il aurait pu ajouter qu'il était dans le même cas que lui, ayant à peine eu des contactes avec les autres étudiants, mais il y avait Kyle était ce serait mentir de dire qu'il ne s'était lié à personne. Drôle de comment il pensait souvent à lui, dans des songes aléatoires et imprévisibles auxquels étaient attachés des états d'âme inqualifiables et un peu flippants. Le jeune homme frappa ses mains l'une contre l'autre un peu plus fort que prévu (la serveuse derrière son comptoir tourna la tête dans leur direction) et remit son long manteau sur ses épaules.

- Dehors, il me faut un peu d'air pour me réveiller.

Dehors, la ville s'éveillait lentement. Le soleil se levait derrière les collines et déversait sa lumière de carte postale sur les arbres nus et les façades des maisons. Arrêté devant la boulangerie et calmant un frisson incontrôlé dû au froid, Charles alluma une cigarette en regardant l'horizon.

- C'est beau, hein. J'adore la lumière sur les collines le matin.
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Mar 28 Mai - 18:10
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Charlie McKenneth
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Le tintement de la cuillère de Charles contre sa tasse résonnait comme un carillon lointain aux oreilles de Charlie, qui était assez distrait par leur conversation pour ne pas être ennuyé par le bruit.

- Ouais, les gens ici ne sont pas très ... passionnants ? Ils s'amusent au détriment des autres, ce que je trouve assez pitoyable pour ne pas avoir envie de les fréquenter en dehors des cours.

Le sorte de tic de son partenaire de soirée qui consistait à lancer des phrases pour les finir sur des suspens à n'en plus finir amusait grandement le blondinet, qui sourit un peu malgré lui alors que rien ne prêtait à rire ou sourire. Il ne contrôlait plus vraiment son côté jovial à cette heure de la matinée, qui succédait à une nuit sans sommeil.

Aussi, lorsque Charles prit la décision de sortir il suivit sans discuter, car il ne pouvait être que d'accord pour penser que la brise fraîche de ce début de matinée ne leur ferait pas de mal. Le garçon regarda son compagnon d'infortune allumer sa cigarette un bref instant, avant de se mettre lui aussi à contempler ce qui les entourait. Oui, c'était beau. Somptueux même.

- J'aime beaucoup aussi... Même si je préfère le soir, lorsque les ombres se fondent dans la nuit qui tombe. Les couchers de soleil me font l'effet d'une terre qui meurt pour mieux renaître ensuite, un peu plus sage peut-être. Souffla-t-il rapidement, se laissant submerger par les émotions que la vision faisait éclore en lui et qu'il acceptait maintenant.
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Jeu 30 Mai - 17:47
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Charles Macaulay
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Charles eut un petit hoquet de rire et renversa le cou en arrière pour profiter de la dernière goutte de son breuvage avant de répondre.

- Oui, tu as tout à fait raison. Je ne vois aucune raison de trainer avec cette bande de fils à papa plein aux as qui martyrisent les élèves plus jeunes.

Il hocha la tête, comme s'il répondait à une de ses propres interrogations. Tout en parlant, comme il avait hâte d'aller dehors, il batailla avec son manteau pour au final remonter son col et rejeter les pans de son vêtement des deux côtés de la chaise.

- Moi, ils ne m'emmerdent pas vraiment. Je suis invisible, alors il n'ont aucun attrait envers moi. Je vais parfois aux soirées étudiantes, juste pour ne pas devenir fou à rester enfermé dans ma chambre, et le soir je bosse au piano bar de la ville. J'ai parfois été arrêté par des élèves à la fermeture, des gars ivres et joviaux qui croient me reconnaitre et qui m'offrent un verre. Je crois pouvoir dire que j'ai bien plus de problèmes avec la police qu'avec les étudiants de Balckwell.

C'était bien la stricte vérité. Sur la campus, les gens passaient à travers lui comme s'il n'était qu'un spectre, et pourtant parfois certains lui faisaient la discution, ce qu'il ne trouvait pas trop désagréable. Souvent, il parlait avec volubilité aux femmes de services et aux cuisinières de al cafétaria. Charles avait toujours eu une entente facile avec les serveuses, les cuisiniers.

Bien que Charles trouvât une métaphore différente pour le paysage, qui lui rappelaient la douce chaleur qu'on retrouve dans les vieux livres latins, il approuva celle de Charlie en hochant la tête.

- C'est vrai. J'ai toujours préféré la mer à la montagne, de toute façon.
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