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In restless dreams I walked alone ☆ FEAT Charles Macaulay

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Sam 12 Jan - 0:36
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Charlie McKenneth
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Finalement les événements n'empiraient pas, et Charles demeurait égal à lui-même tout en lui renvoyant un grand sourire à celui qui venait de livrer un peu malgré lui un de ses plus grands secrets. Ce qu'il ne regrettait pas pour le moment, il faudrait voir ensuite ce que son camarade en ferait dès lors qu'il ne serait plus là pour le savoir. Génial, de nouveau des raisons de craindre pour sa sécurité.

- Faisons cela, ça me convient … très bien, tu l'imagines. Arriva à articuler Charlie, en essayant d'afficher un air plus confiant que celui décrépi qu'il avait adopté durant son récit.

L'ironie sur papa-maman lui envoya une décharge électrique et il se surprit à lâcher un petit rire sarcastique en pensant à ce que ses cheeers parents penseraient de tout cela. Probablement pas beaucoup de bien, mais vu leurs propres manières de gérer leur vie ils n'avaient aucun conseil ou leçon à recevoir d'eux.

L'agitation des doigts fins sur la table le fit se concentrer sur la question de son partenaire en crime, et il jeta un regard autour d'eux. Hm, en dehors de leur présence peu fraîche et de celle de la tenancière l'établissement était on ne peut plus vide. Ce qui lui donna une mauvaise, très mauvaise idée. Il posa sa main sur celle de Charles pour attirer son attention et pencha son visage pour pouvoir chuchoter tranquillement à son oreille.

- Je pense qu'elle ne nous donnera rien. Par contre j'ai ce qu'il faut... dans mon sac. Mais si tu veux rester au chaud va falloir être discrets. Un plan ?

Malgré la nuit passée dehors, Charles dégageait une odeur plaisante à ses narines. Certes, la transpiration rendait ce parfum légèrement âcre. Mais en dehors de cela... Il sentait la nature, et quelque chose que Charlie ne pouvait pas nommer, mais qu'il appréciait.
lumos maxima
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Sam 12 Jan - 10:04
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Charles Macaulay
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Il imaginait bien que cela lui convenait. Si Charles ne connaissait rien à rien aux fonctionnements des problèmes de son nouveau compagnon de galère, il pouvait très bien imaginer (peut être pas comprendre, mais il était quelqu'un de très empathique) la difficulté qu'il il pouvait y avoir à se sentir né dans le mauvais corps. Il avait eu des expériences un peu similaires pendant des Bad trip intenses ou des gueules de bois carabinée où il se serait bien explosé le crâne contre le mur pour pouvoir ne plus être lui. La honte et la haine, un mélange peu recommandable. "T'en fais pas. Pas de jugement," dit-il en écartant les mains sur la table d'un air rassurant. "Je respecte. Monsieur," ajouta-t-il avait un clin d'œil.
La perspective qu'il avait quelque chose dans son sac qui pourrait le requinquer le fit sourire plus largement. Dieu ce qu'il pouvait avoir soif, malgré tout ce qu'il avait pu s'enfiler dans la soirée et la nuit d'avant, et celle d'avant encore. Il avait une soif que même un océan ne pouvait calmer. Ça le rendait anxieux et horriblement nerveux. Quand à son odeur, c'était un mélange d'herbe et des embruns de la mer, pour avoir passé une bonne partie de la nuit assis dans le sable après avoir quitté le bar, bourré à n'en plus pouvoir marché et exténué par le manque de nourriture. Il avait dû s'évanouir à un certain point car il s'était réveillé le nez dans le sable, nauséeux et malade. Si Charlie avait de quoi le remettre sur pied, il ne disait pas non. Loin de là. Il jeta un coup d'œil à la serveuse qui était affairée derrière son comptoir. Il sourit largement. "On demande un café et puis on se fait un petit Irish Coffee à l'ancienne ?"
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Sam 30 Mar - 11:25
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Charlie McKenneth
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La réaction plus que positive de Charles fit le plus grand bien au jeune McKenneth, qui lui rendit un sourire un peu brouillon mais tout à fait heureux sur l'instant.

- Merci pour ça. T'imagines pas comme j'angoissais que ce moment arrive. Marmonna-t-il d'un ton qui oscillait entre le haut le cœur dû à la fin de l'ivresse et la fatigue que l'on pouvait bien comprendre après avoir crapahuté du phare jusqu'à Arcadia Bay.

Charles ne semblait pas contre reprendre quelque chose, et Charlie dû s'avouer que repousser la cuite de quelques heures n'était pas quelque chose qui le rebutait. Aussi hocha-t-il la tête pour acquiescer à l'idée de son compagnon d'un soir.

- Tu payes le café j'offre le supplément. Proposa-t-il en rappelant peu subtilement qu'il n'avait pas un sou sur lui pour l'achat de la dose de caféine.

A se demander comment il avait pu trouver de l'alcool. Ne vous posez pas la question, il s'agit d'une histoire trop longue pour être contée, qui comprend un deal étrange avec un fabriquant tout ce qu'il y a de plus illégal et secret. Charlie ne révélerait rien, tant qu'il lui offrait une bouteille de temps en temps.

En parlant de temps, ils devaient se bouger s'ils voulaient prendre leur boisson avant la reprise des cours. Aussi le blond surpassa sa timidité pour se lever d'un pas chaloupé pour aller commander deux cafés au comptoir, serrant les dents pour contenir son estomac et son contenu.

lumos maxima
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Sam 6 Avr - 15:33
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Charles Macaulay
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Payer le café ? Cela lui convenait. Il avait miraculeusement sauvé un billet de cinq de la noyade lors de son excursion sur la plage et avait dû en oublier l'existence pour qu'il ne l'ai pas claqué en pintes au bar. Deux cafés allongés apparurent tel un miracle entre eux en un coup de baguette magique. Dans un petit silence, il pesa ses paroles et y réfléchit. Après tout, les problèmes identitaires, il avait déjà connu cela : petit, avec une soeur jumelle, ce sont des choses qui arrivent. On ne sait pas être une personne à part entière.

- J'imagine. Mais c'est okay, dit-il pour le rassurer.

Il souffla sur son café, en but un peu pour laisser de la place pour l'autre liquide, plus privatisé. Sous la table, ils se firent passer la bouteille, et Charles reprit le ton de la conversation pour ne pas se faire remarquer. Il posa un coude sur la table, dans son allure sagement débraillée, et passa une main dans ses cheveux décoiffés. Il avait l'air d'un oisillon tombé du nid, avec le visage un peu bouffi de l'alcoolique et l'allure rachitique d'un type qui ne mange pas à sa faim.

- Alors, t'es à Blackwell, toi ? Je crois pas t'y avoir déjà vu.
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Sam 6 Avr - 19:27
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Charlie McKenneth
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Le marché conclu semblait convenir parfaitement aux deux négociateurs – pour peu qu'on puisse parler de négociation pour un échange aussi court et efficace – et Charlie retrouva rapidement la douce sensation de l'alcool coulant le long de son œsophage par petites gorgées. Un léger sourire fleurit sur ses lèvres lorsque la conversation reprit de plus belle, comme si leur café était banale, comme si cette nuit n'était qu'un songe partagé.

Et ce fut durant ce songe que le blondinet sentit pour la première fois l'envie de toucher la peau de Charles. Une peau qui avait l'air si douce, mais fragile en même temps. Cette pensée l'empêcha de poursuivre le geste d'approche - de sa main vers celle de son vis à vis - qu'il avait amorcé. Non, ce n'était pas le moment. De toutes façons, cela serait probablement mal pris. Se raccrochant aux branches, l'étudiant en Arts répondit à la question et enchaîna avec ses propres réflexions.

- Et ouais, j'y suis. Même si je pense qu'il faudrait m'implanter une puce pour savoir où je suis en dehors des cours, je suis bien étudiant à Blackwell. Et même locataire d'une piaule, si tu veux tout savoir. Ricana-t-il en s'imaginant laisser une appréciation salée après son départ.

- Après j'ai beau être discret je connais la plupart des têtes et la tienne m'était totalement inconnue avant ce soir. Tu joue au fantôme sur les terres désolées d'Arcadia toi aussi ?

lumos maxima
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Lun 8 Avr - 5:51
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Charles Macaulay
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Locataire d'une piaule ?

- Sérieux ? Tu crèches au même endroit que moi ?

Charles était un reclus. Il y avait même quelques types de son étage qui le surnommaient "l'Ermite", car fut un temps où il ne sortait de sa chambre que pour assister à son cours de grec et acheter une bouteille pour la soirée. Même si dernièrement il sortait plus grace à sa prestation impressionnante de deux semaines d'abstinence et aux soirées agréables passées en compagnie de Kyle, il restait un type invisible qui frôlait les murs en silence tel le spectre d'une époque inconnue.

- Remarque, je sors pas trop avec les étudiants, c'est pas étonnant que je t'ai jamais vu.

C'était comme ce groupe de types populaires dont tout le monde parlait et que chaque étudiant semblait éviter comme de peur d'attraper la peste. Il n'avait découvert leur existence que très récemment et n'avait pour ainsi dire jamais eu de problèmes avec eux, tant il sortait peu. Il n'avait jamais dû les croiser dans le campus, du moins pas lucide ni sobre.

- Alors, fantôme, je sais pas, mais j'aime pas trop me mélanger. De là d'où je viens, on laisse les types qui étudient des choses étranges comme le grec ancien (il appuya ces deux mots avec humour) de côté.

Il jouait avec une cigarette qu'il ne pouvait pas allumer.

- Enfin, c'est pas exactement vrai. Disons plutôt que les gens qui étudient quelqus chose d'aussi obscure que le grec ancien préfèrent être laissés de côté.

Cela valait bien pôur Hambden, mais pas pour Blackwell. Ici, il connaissait difficilement plus de trois de ses camarades par la nom.
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Lun 8 Avr - 11:06
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Charlie McKenneth
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La surprise était non feinte, et évidemment Charlie la partageait.

- Visiblement... Après je suis dans le dortoir des filles pour le moment, pour des raisons assez évidentes bien qu'idiotes.

Quelques secondes de pure rumination intérieure passèrent avant qu'il ne poursuive.

- Sans indiscrétion... T'es dans quelle chambre ? Que je sache où aller frapper si l'envie nous prend de recommencer une semi improvisation inspirée de cette glorieuse nuit.

L'explication de son acolyte était raisonnable, et plus que cohérente. Effectivement, s'il ne sortait pas il était relativement évident qu'aucun des deux ne se soit croisé puisque lui non plus n'était pas un expert dans l'art de sociabiliser.

- J'suis pas trop du genre à me mêler aux autres en dehors des cours non plus. A part quand Violet m'entraîne avec elle. C'est ma seule amie ici, on se connaît depuis longtemps. Précisa-t-il pour la forme.

Décidément ils avaient de quoi s'entendre, ou tout du moins de quoi passer d'excellents moments de solitude partagée s'ils le souhaitaient. Malgré des passions relativement différentes, ils pouvaient s'accorder, la preuve étant leur arrivée jusqu'ici sans se prendre la tête inutilement. La question était de savoir s'il en serait de même en toute sobriété.

- J'entends bien ! Rit-il à voix basse, profitant du trait d'humour. Par contre c'est étonnant qu'on ne se soit pas croisés dehors pour des clopes par contre. Fit-il savoir en désignant la cigarette avec laquelle Charles jouait. Ou en train de faire le mur, pour ma part. J'imagine que c'est une preuve de ma capacité à être plutôt du genre discret.

- J'espère que ça ne te dérange pas que je sois là alors, si tu préfères être tout seul. Après je n'ai pas eu l'impression que ça t'emmerdait trop... Une pause dans la solitude ? Suggéra-t-il tranquillement, poursuivant cette conversation comme n'importe laquelle, son café amélioré serré entre ses mains maigres dont chaque articulation semblait pousser douloureusement contre sa peau.
lumos maxima
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Lun 8 Avr - 11:57
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Charles Macaulay
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Charles parut réfléchir quelques secondes, car l'alcool jouait avec ses nerfs et se concentrer n'était pas si simple. Il versa un peu de la flasque de son nouveau compagnon de galère dans son café et goûta du bout des lèvres.

- Chambre 204. Mais bon, dans le dortoir des garçons.

Il était tellement à l'ouest qu'il n'avait même pas capté que les dortoirs n'étaient pas mixtes. À Hampden, les deux sexes cohabitaient, l'administration peu inquiète des ebats sexuels de ses hôtes. Et puis, à la phrase suivante de Charlie, il tiqua. Violet ? Ce nom lui rappelait quelque chose. Il fouilla dans sa mémoire approximative en se gratta le menton, un début de barbe invisible ayant poussé sur ses joues. Violet... Ah, mais oui ! La jumelle de Kyle. Voilà qui était très intéressant. Néanmoins, Charles n'avait pas le courage de grappiller des informations sous forme d'un interrogatoire formel. Il but le contenu de sa tasse à vive allure.

- Je sais pas. Je savais même pas que je faisais le mur, pour ma part. C'est un campus universitaire, pas un lycée de banlieue. Je croyais qu'on pouvait sortir la nuit comme bon nous semble.

Il était honnête, et sa curiosité n'était pas feinte. À l'entendre parler ici de sa solitude, il eut un sourire distant.

- Je sais pas si j'aime ma solitude. Disons qu'elle est un peu forcée.

Quand on était un alcoolique aussi virulent que Charles, la solitude s'imposait d'elle-même. Il haussa les épaules et reprit une gorgée de son breuvage.

- Mais non, tu ne me déranges pas du tout. Contrairement à l'image que je peux renvoyer, je suis quelqu'un de plutôt sociable. C'est juste... (comment appeler cela ?) une mauvaise phase.
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Mar 9 Avr - 10:15
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Charlie McKenneth
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La flasque faisait des allés-retours entre leurs mains sous la table, dans un ballet assez discret pour que la tenancière ne se doute de rien pour le moment. Parfait pour eux, et l'avancement de leur small talk.

- Okay je retiens, chambre 204. Peu importe que ça soit chez les garçons ou non, y a généralement pas grand monde qui vérifie.

Un haussement d'épaule vint ponctuer son affirmation. Après tout il avait déjà fait quelques tours dans ce dortoir et sa présence passait relativement inaperçue tant qu'il n'entrait pas en contact avec les membres du Vortex Club.

- En théorie j'imagine qu'on devrait pouvoir, mais ils tentent tellement de maintenir l'image de marque de Blackwell qu'ils préfèrent ne pas savoir leurs étudiants de sortie nocturne. Surtout certains éléments... Pas les bons d'ailleurs, à mon avis.

Et non, proviseur Wells, il n'avait pas échappé aux yeux scrutateurs de Charlie que les étudiants les plus fliqués par l'établissement étaient généralement les boursiers – comme lui – et ce malgré l'évidente culpabilité des membres les plus aisés. Comme Prescott et la clique des gens populaires.

Le sourire réservé de son vis à vis fit tilter le blondinet avec un temps de retard et il faillit manquer la phrase qui l'accompagnait.

- Forcée, hein ? Je ne te demanderai pas pourquoi, sauf si tu veux en parler. Mais...

Il s'interrompit soudainement, réalisant qu'il allait passer pour le dernier des idiots en lui disant que lui apprécierait passer plus de temps en sa compagnie. Fort heureusement, Charles reprit les choses et la conversation en mains. Ce qui lui offrit une nouvelle possibilité de rebondir sans avoir l'air trop désespéré, du moins l'espérait-il.

- Et tu aurais envie d'être accompagné un peu plus dans cette... mauvaise phase ? Souffla-t-il. Je veux pas jouer au spécialiste mais si t'as envie de quelqu'un avec qui traîner, ou d'un ami bah ça m'ferait plaisir d'être là. Un ami, si t'en souhaites un.

Bon c'était chose faite, il s'était rendu ridicule. Au moins, il ne lui avait pas dit main sur le coeur qu'il le trouvait plutôt séduisant et qu'il aurait pu l'écouter parler des heures tant sa voix chaloupée par l'alcool actuellement lui semblait douce.
lumos maxima
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Mar 9 Avr - 20:55
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Non, ça, personne ne vérifiait vraiment. Charles avait déjà tenté l'expérience. Il était rentré fin saoul d'une soirée avec une fille qu'il connaissait à peine de nom et ils étaient montés dans sa chambre pour faire leur affaire. Il avait même dormi là-bas, se réveillant avec un gros mal de tête le lendemain au matin, désorienté et nauséeux, et s'était tiré comme tout bon gentleman sait le faire, c'est à dire sans laisser de trace ni de mot. Deux jours plus tard, le copain de la fille lui était tombé dessus et lui avait envoyé son poing dans la gueule. Ca, il s'en était souvenu.

- Ouais, pas faux. Ils prônent une élite universitaire bidon, ici. Là où j'étais, avant, ils nous laissaient respirer. J'ai jamais vu autant de trafique de drogue qu'à Hambden. Université progressiste, mon cul.

Il entretenait une vieille haine de Hambden, mais pas autant qu'il ne le laissait voir. En soi, le campus là-bas était cool, et les six élèves de la classe de grec ancien passaient comme des fantômes au milieu des autres étudiants, tout en costumes sophistiqués et en fumées de cigarettes. Néanmoins, voulait-il parler de sa solitude ? Il haussa les épaules. Il ne voulait pas, mais Charlie était sympa avec lui et comme ces derniers temps il n'avait comme unique compagnie que ses "amis" du bar, il ne voyait pas de mal à répondre. L'énigmatique phrase qui sortit de sa bouche le rendit lui-même dubitatif.

- Hum, je ne sais pas. Je ne traine pas avec les gens. Je suis bien plus solitaire aujourd'hui que j'ai pu l'être dans le temps.

Ca, c'était depuis qu'il avait goûté à la cloche. Être SDF, ça laisse des traces. Mais il ne connaissait pas assez Charlie pour lui balancer tout de go qu'il avait fait les trottoirs d'Arcadia Bay avant d'entrer à l'Université ni pour parler de ses fréquentations peu recommendables ces premiers mois. La gentillesse de Charlie le fit à nouveau ticker. Même avec toute la discretion dont il faisait preuve, c'est à dire à peu près celle d'un camion trente-cinq tonnes lancé à pleine vitesse sur l'autoroute, il ne capta pas le sous-entendu. Plein de rencoeur, il joua la carte de l'honnêteté sans y faire attention et répondit d'un ton aigre :

- Crois-moi, ces temps-ci il ne vaut mieux pas être ami avec moi. Je bosse dans un bar pour boucler les fins de mois chaque soir je finis mon service à trois heures du matin et il faut que quelqu'un me raccompagne pour pas que je m'endorme dans un caniveau.
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