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I shouldn't be here. feat. Allen

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Dim 9 Sep - 22:32
Science is the Poetry of reality.
Dana Ward
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Une nouvelle lubie de maman, génial ! Quelle joie ! Je me serais bien passé de lui parler de mon récent… incident, dirons nous. Mais Ophelia m’avait conseillé de le faire, parce qu’il valait mieux que ma mère l’apprenne par moi que par la facture de l’hôpital qui arriverait à la maison sans aucun doute avant moi. Puis bon, je n’allais pas cacher éternellement à ma mère que j’avais été enceinte et avait avorté peu de temps plus tard. Si sur le coup, il me semblait que maman n’avait pas trop mal digéré la nouvelle, je me retrouvais aujourd’hui avec un rendez-vous chez un quelqu’un qui pourra “régler mes problèmes”. Mais je n’avais pas de problèmes ! Ma mère ne voulait décidément pas se rentrer ça dans le crâne, j’allais mieux ! J’étais presque sûre que si je lui demandais son avis, il me ferait un long discours comme quoi, elle, à mon âge, elle n’aurait jamais agit de la sorte.

Toute cette histoire me déprimait d’avant. J’avais un nom, un adresse et l’heure du rendez-vous. Heureusement, je n’avais pas cours. Parce que je n’aurais sûrement pas sécher pour ça. J’aurais pu ignorer le rendez-vous d’ailleurs. Mais je n’aimais pas l’idée de faire perdre son temps à quelqu’un. Au début, j’avais eu pour plan d’appeler et d’annuler, mais ma mère avait flairé l’astuce et avait refusé catégoriquement de me donner le numéro de téléphone et elle m’avait donné l’adresse et le nom une heure avant le rendez-vous, histoire que je n’essaye pas d’aller fouiner. Alors on peut me reprocher d’être sournoise des fois, mais je crois que là dessus, je ne pourrais jamais égaler ma mère. C’était vraiment la reine dans ce domaine.

Elle était terrible, elle savait que je me sentirai obligé d’y aller, ne serait-ce que pour dire à cette bonne personne qu’elle avait perdu son temps, s’excuse et quand même le payer. Quoique, ma mère l’avait peut-être déjà fait à l’avance. Ce qui justifierai aussi le fait qu’elle se démène autant pour que j’y aille. Mais bon, c’était difficile de savoir ce qu’il se passait dans le tête de cette femme. Et je crois que cela restera à jamais un mystère non résolu. Quel dommage. Peut-être qu’un jour je devrais engager un détective privé pour essayer de savoir. Ou alors lui envoyer Ophelia. Mais je crois que ce serait inutile et plus une perte de temps pour tout le monde qu’une réelle découverte.


Je n’avais pas choisie de tenue particulièrement extraordinaire pour ce rendez-vous. Juste un jean troué, et un tee-shirt à manches longues avec un motif en strass dessus. J’avais mis un collier plutôt simple, une de mes paires de boucles d’oreilles favorites, j’avais attaché mes cheveux, je m’étais maquillée, enfilé mes converses et on était partie ! Grâce à google maps sur mon portable, je n’eus aucun mal à trouvé l’adresse indiqué par ma mère. Allen Kalon : Hypnothérapeute. C’était quoi cette embrouille encore. Je sonnai à l’interphone pour qu’on m’ouvre la porte et m’annoncer. Tout se passa plutôt vite et je n’eus pas le temps de protester une seule fois que je me retrouvais dans le bureau de ce Allen Kalon.

Je ne m’attendais pas à faire face à un homme aussi jeune et assez mignon, on ne va pas se le cacher. Mais je n’étais pas là pour ça. Et je vous avoue que depuis mon histoire avec Logan, j’étais un peu plus réticente à aller flirter avec le premier mec mignon venu. Surtout qu’il avait beau être jeune, l’hypnothérapeute devait bien avoir une dizaine d’année de plus que moi.

- Bonjour… Monsieur… Ou dois-je dire Docteur Kalon ? Désolé, je ne me suis pas renseignée avant de venir.

J’étais assez tendue étrangement. Pourtant, d’habitude, je n’avais aucun problème à dire au gens ce que je pensais et où était le problème. Mais je crois que c’était l’ambiance de cette pièce qui me rendait mal à l’aise.

- En fait, je crois qu’il y a eu un mal-entendu sur la prise de ce rendez-vous, c’est ma mère qui vous a appeler, mais je ne vois pas bien pourquoi. Je veux dire, je vais bien. Et je suis désolé, je voulais annulé ce rendez-vous avant, mais elle n’a jamais voulu me donner votre numéro ou même votre nom avant… Et bien, il y a une heure.


Je ne sais pas trop pourquoi je ressentais le besoin de me justifier comme ça. Au moins, j’avais la décence d’être honnête et de venir dire en personne que je n’avais rien à faire ici. Je n’avais pas à m’en vouloir pour ça. C’était ma mère et sa paranoïa à mon égard qu’il fallait blâmer.
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Lun 10 Sep - 23:46
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Allen Kalon
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Dana & Allen

Je remis les stylos en ordre sur le bureau. J'avais eu une séance peu palpitante une demi-heure plus tôt et j'attendais, lassé, mon prochain patient. Mon cabinet était déjà nettoyé et mon bureau n'avait pas besoin de plus de rangement : il était déjà peu décoré. La pièce était sobre. Un divan, un fauteuil, un bureau, une chaise de bureau sombres, et des murs blancs. J'aimais la simplicité, elle me permettait de passer mes journées ici sans péter les plombs. Il fallait dire que les endroits débordants de couleurs et de bruits me hérissaient les poils. Je n'avais jamais supporté tout ça, j'étais bien trop sensible, alors quand j'avais eu la possibilité d'exercer un métier seul dans une pièce que je pouvais décorer comme je le souhaitais, je n'avais pas hésité longtemps avant de me lancer là-dedans. D'autant plus que l'hypnothérapie m'avait toujours intéressé. Avant même que je ne connaisse cette pratique, je me sentais déjà attiré par cet au-delà du cerveau humain : l'Inconscient. Je m'étais beaucoup documenté sur le sujet, et avais pensé pendant un moment me diriger vers la psychologie, mais ce secteur attirait déjà beaucoup d'étudiants, alors j'avais décidé de changer et de tenter ma chance ailleurs.

On sonna, me sortant de ce ressassement de mes années d'études. J'avais été assez solitaire, maintenant que j'y pensais. J'avais bien connu des gens, ça oui, et j'en avais fréquenté, là n'était pas le souci, mais je n'avais pas eu ce goût pour la fête qui pourtant prenait la majorité des étudiants chaque année. Je le voyais encore aujourd'hui, quand j'entendais du bruit par la fenêtre, les jeunes aimaient le bruit, les autres, et le trop-plein d'émotions. Tout ce que je détestais, car ça me rendait malade. Je me levai de ma chaise confortable et allai ouvrir avec un léger soupir, un simple souffle d'espoir, l'espoir d'une séance plus productive que la précédante.

Je découvris une adolescente sur le pas de ma porte, non accompagnée. J'attendais bien la fille d'une Madame, mais je ne m'attendais pas à voir une personne aussi jeune débarquer seule chez moi. Savait-elle au moins pour quoi elle venait ? En tout cas, elle ne semblait pas se trouver ici de son plein gré. Elle avait l'air si enjouée à l'idée de ce rendez-vous avec moi, Monsieur l'hypnothérapeute, que je faillis souffler une seconde fois, mais de déception cette fois-ci. Je me décalai d'un pas, levant mon bras pour lui faire signe d'entrer.

- Bonjour, Allen ça ira, je ne suis pas docteur.

J'étais simplement hypnothérapeute, sans surtitre. On ne s'affublait pas de tel titre dans le métier, car on était loin d'être médecins, et c'est bien pour ça que les gens venaient nous voir. Les fatigués des docteurs, comme je le pensais souvent en découvrant la mine déconfite de mes patients qui en avaient marre des médicaments chers qui ne produisaient pas les effets escomptés. La déception ne tarda pas à apparaître sur le visage de la jeune femme, dont le nom devait être le même que celui de sa mère - Ward, je supposai - mais ça n'avait rien à voir avec des médecins. Non, celle-ci ne voulait pas de ce rendez-vous car elle ne l'avait pas pris elle-même. Je compris dans son explication que sa mère avait dû me prendre pour un psy - tout le monde confondait, c'était grandement chiant - mais je notai aussi que, pour qu'une mère prenne un rendez-vous avec un thérapeute lambda pour sa fille, il fallait bien que quelque chose n'aille pas.

- Je ne suis pas psychologue, vous savez, je ne suis pas ici pour régler les problèmes familiaux. Or, je peux vous aider à améliorer une compétence, à apaiser une douleur, ou vous apprendre à convaincre efficacement votre mère pour qu'elle évite de vous faire aller seule chez un mec lambda pour une séance d'une pratique qu'elle ne connait clairement pas.

Au moins, c'était clair. Soit elle avait envie de travailler un peu avec moi et on y gagnerait tous les deux, soit elle partait maintenant et j'irais lire un bouquin pour faire passer le temps jusqu'à l'arrivée du prochain client.


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Mar 11 Sep - 23:56
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Dana Ward
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On pouvait dire que l’hypnothérapeute savait mettre les gens à l’aise. Tout du moins, il était poli et me demanda de l’appeler par son prénom, ce qui, de mon avis, abattait déjà une barrière que celle qu’on imposait avec un titre tel que Monsieur ou Docteur. D’ailleurs il se montra très clair avec ce dernier. Mais comment pourrait-je le savoir ? Concrètement, il n’y avait pas que des docteurs en médecine. Tout personne ayant obtenu le diplôme du Doctorat pouvait être appelé docteur. Donc c’était autant possible d’être docteur en médecine qu’en philosophie ou en littérature. Cependant, on avait plus l’habitude de l’utiliser dans le premier cas, c’est tout. Oui, je me suis pas mal renseignée sur le sujet, pour mes études surtout.

Bref, cet homme n’avait pas trop l’air de vouloir se prendre la tête et c’était tant mieux. Parce que, contrairement à ce qu’on pourrait penser, je n’aimais pas ça non plus. J’écoutais Allen m’expliquer calmement qu’il n’était pas psychologue et que clairement ma mère n’avait aucune idée du métier qu’il faisait. J’aurais pu me vexer et prendre ça comme une insulte envers elle. Mais il avait totalement raison en fait. J’aimais ma mère, mais elle ne brillait pas toujours par son intelligence. Je sais, c’est méchant, mais ma mère était quand même un peu le cliché de la mannequin jolie à souhait, superficielle, mais pas très futée. Il ne fallait pas se demander pourquoi nous n’avions pas trop d’atomes crochus elle et moi.

La fin du discours d’Allen m’intéressa particulièrement. Je m’assis sur le premier canapé venu, en face de mon interlocuteur avant de lui répondre :

- Vraiment ? Vous pourriez faire ça ? A vrai dire, si vous pouviez surtout m’apprendre à convaincre ma mère qu’elle n’a pas à se mêler de ma vie, ce serait pas plus mal aussi.

Je me mit à rire doucement. Ma pauvre maman, tu prends cher. Mais j’avais bien peur qu’il faudrait plus que les efforts d’un hypnothérapeute pour réussir un jour à changer ma mère.

- Sincèrement je suis désolé que ma mère aie prit ce rendez-vous. Elle sait que je n’aie pas besoin d’un psy, il y en a déjà une à l’académie qui est là pour suivre les élèves en cas de problèmes et elle fait très bien son travail. Mais vous dites que vous pouvez améliorer une compétence ? Je suis assez curieuse, comment ça fonctionne ?

Si j’avais su où je me rendais, je me serais bien sûr renseignée sur la profession d’hypnothérapeute avant de venir. Je n’aimais pas passer pour une ignorant. Un peu perfectionniste la Dana, en effet. Cependant, maintenant que j’étais là et qu’on avait entamé la conversation, je ne pouvais pas m’empêcher d’être curieuse. D’ailleurs j’avais une autre question qui n’avait pas grand chose à voir.

- Oh ! Et juste comme ça, ma mère vous a payé cette séance à l’avance aussi ? Je vais pas vous demander de lui rembourser hein, pas de d’inquiétude. Ca apprendra à ma mère à faire des choses sans m’en parler au préalable.

Vilaine Dana ! Mais maman l’avait bien mérité. Puis ce n’était pas comme si les Ward étaient vraiment en manque d’argent. Sinon vous pensiez bien que ma mère n’aurait même pas prit la peine de songer à me prendre un tel rendez-vous. Quoique, je n’en avais aucune idée. J’avais toujours connu ma mère jetant l’argent par les fenêtres alors… Heureusement que mon père était là pour garder un oeil sur les finances de la maison. C’était surtout lui qui allait râler en voyant la note d’ailleurs.
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Dim 16 Sep - 20:32
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Allen Kalon
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Dana & Allen

Je regrettais d'avoir choisi ce métier lorsqu'on me prenait pour ce que je n'étais pas. En outre, je n'étais ni psychologue, ni conseiller familial. Je ne me préoccupais pas des histoires de famille, je n'aimais pas me trouver en plein no man's land d'un conflit superficiel. Je ne voulais pas savoir pourquoi sa mère avait pris rendez-vous pour elle, je me doutais bien que ç'avait à voir avec la crise d'adolescence. J'avais déjà reçu des ados dans mon bureau, mais souvent les parents les accompagnaient. La mère de cette jeune fille devait avoir un caractère particulier, puisqu'elle avait tant insistée dans sa prise de rendez-vous pour sa fille pour finalement ne pas mettre les pieds ici. Je pourrais être un psychopathe, ou plus simplement un thérapeute frauduleux, que la mère n'en saurait rien. Finalement, je me demandais peut-être un peu pourquoi l'adolescente avait été envoyée ici. Si sa mère la pensait sûrement téméraire - comme tous les ados, elle l'était aussi. Je les redirigerais bien vers un psychologue familial.

- Je ne suis toujours pas psychologue, grommelai-je, gardant néanmoins mon calme. Je ne voulais pas me mettre une sale réputation sur le dos à cause du désaccord entre une mère et sa fille. Je suis hypnothérapeute, ce qui revient plus simplement à me présenter comme une passerelle entre vous et votre inconscient. Autrement dit, vous pouvez réduire ou améliorer une compétence par vous-même, de votre plein gré, mais cela nécessite de savoir comment s'y prendre et, surtout, de suivre les étapes pour ne pas vous auto-détraquer. L'esprit est une machine particulière, il faut en prendre soin.

J'espérais ne pas créer de malentendu autour de mon explication. J'essayais toujours d'expliquer au plus simple possible à l'aide d'images, mais l'hypnothérapie n'étant pas une pratique très répandue, les gens avaient tendance à comprendre de travers, ou à me prendre pour un psy. Et là encore, je n'étais ni docteur, ni psychologue. J'aidais les gens à se soigner eux-mêmes, je ne prescrivais aucun traitement. J'avais toujours préféré le naturel aux produits pharmaceutiques douteux.

La jeune Ward aborda la question du paiement et, encore une fois, je retins un soupir.
- Oui, votre mère a réglé la note.
Une fois ceci précisé, je lui laissai le temps de prendre sa décision. Qu'elle reste ou qu'elle parte, ça ne serait en aucun cas de ma faute. Payer une séance pour quelqu'un ne signifiait pas obliger la personne à y participer. Je n'étais pas avocat non plus.


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Jeu 20 Sep - 19:16
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Dana Ward
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Visiblement, parler du métier de psychologue à un hypnothérapeute était une bonne idée si on voulait déclencher un troisième conflit mondial. Cette idée me fit sourire. Je ne voulais pas que mon interlocuteur pense que je me moquais de lui. Mais je trouvais ce genre de rivalité amusante. Quoique, dans ce cas, Allen en avait sans doute marre que des clients prennent rendez-vous avec lui sans savoir. Un peu comme l’avait ma mère. Dans le cas de cette dernière, elle n’avait pas dû se renseigner des masses et cela ne m’étonnerai pas vraiment d’elle non plus. Elle serait prête à n’importe quoi pour ce qu’elle pense être mon bien être. C’était adorable de sa part, certes, mais il fallait qu’elle comprenne que je n’avais pas les mêmes motivations et envie qu’elle dans la vie.

Malgré tout, Allen m’expliqua sa profession. J’écoutais attentivement, histoire de faire un petit cours à ma mère plus tard, même si ce serait peut-être pas forcément utile. Pas sûre que maman soit très attentive. Je ne voulais pas vexer Allen, mais de ce qu’il me racontait, c’était sûr que de mon plein gré, je n’aurais jamais pris rendez-vous avec lui. Je n’avais pas bien confiance ne ce genre de pratique. Peut-être parce que je n’étais pas assez renseignée à ce sujet. Mais dans mon esprit l’hypnose c’était quelque chose qu’on voyait dans les spectacle de magie et la plupart du temps, c’était sûrement truqué. Je ne disais pas non plus qu’Allen était un charlatan. Il faisait sûrement très bien son travail, mais pour dire que je ne croyais pas trop en ce genre de pratique.

- Je rigolais, n’en soyez pas vexé ! Et de ce que vous me dite ça a l’air d’être un processus assez long et intense. Pas sûr que ma mère mérite que je fasse autant d’effort. Mais c’est toujours bon à savoir. J’ai eu quelques cours sur l’inconscient, cependant, ce n’est jamais un sujet qui m’a particulièrement intéresser. Je suis plus partisane de dire que si on veut réussir quelque chose, il faut s’en donner les moyens et bosser jusqu’à y arriver. Une raison de plus pourquoi ce rendez-vous est inutile. J’imagine que si quelqu’un vient vous voir pour réduire ou améliorer une compétence, c’est qu’il y a un blocage quelque part ou que cette compétence lui pose problème.

Je me doutais bien qu’il y avait des choses qui m’échappaient. Je ne faisais pas des études dans ce domaine. Mon truc, c’était la biologie. Donc c’était plus s’occuper du corps que de l’esprit. Et c’était aussi pour cette raison que j’avais des doutes en l’efficacité de l’hypnose. Cependant, j’étais mal placée pour critiquer, je n’avais jamais essayé non plus. Et je vous avoue que je n’avais pas franchement envie d’essayer non plus. J’avais plus l’impression de faire chier Allen qu’autre chose en ce moment. Il était mignon, mais visiblement, faire la conversation, ce n’était pas trop son truc. Dommage qu’il soit tombé sur moi.

J’abordai alors la question du paiement. Pas que je m’en soucis réellement, je me doutais un peu de la réponse qu’allait me donner mon interlocuteur. Mais juste par curiosité. J’affichai un sourire qui présageait rarement quelque chose de bon en entendant, qu’en effet, ma mère avait déjà réglé.

- Parfait ! Ca lui fera les pieds. Si ma mère vous rappelle pour vous demander comment ça s’est passé, dites lui que je suis venue. Au moins elle tentera pas de vous embêter plus.


Après il y avait la possibilité où ma mère lui demande un autre rendez-vous. Mais dans ce cas, j’espérais qu’ils l’en dissuaderait parce qu’il était hors de question que je revienne. Allen devait s’en douter. C’était d’ailleurs un bon plan s’il voulait être payé à ne rien faire. Malheureusement, un rendez-vous, ok, surtout que j’étais venue à celui là. Mais si ça continuais, mon père allait vraiment gueuler et le pauvre Allen n’avait pas envie de se retrouver avec des problèmes liés à la justices.

- Bon dans ce cas, je pense que je vais pas vous embêter plus longtemps, merci pour votre compréhension. Au revoir !


Je me dirigeais vers la porte, appuyais sur la poignée et… Et je manquai à m’éclater sur la porte qui ne voulait visiblement pas s’ouvrir. Je me retournais vers Allen, perplexe.

- C’est une blague ?

Je vous avoue que là, tout de suite, j’étais moins bien. C’était qui ce gars ? Et quand est-ce qu’il avait fermé la porte ? C’était quoi ça ? Un pièce ? Une sorte de kidnapping programmé ? Ma mère qui l’avait payé pour me faire flipper un bon coup ? Donc oui, j’étais un peu moins polie et bien plus sur les nerfs, mais je n’aimais pas ça. Je n’aimais pas les situations que je ne maîtrisais pas en général.
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Mer 31 Oct - 13:52
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Allen Kalon
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Dana & Allen

Elle faisait tout pour éviter de participer à cette séance, se plaignant de sa mère et de ses mauvais tours. Je me fichais bien qu'elle participe ou non, mais de là à me sortir ses préjugés infondés au visage, autant qu'elle parte tout de suite. Ce n'était pas la première fois qu'un patient venait critiquer l'hypnose, ce n'était pas une pratique qui plaisait ou même fonctionnait sur tout le monde. Il fallait se montrer ouvert d'esprit pour s'essayer à cette pratique, car si vous vous dites que ça ne fonctionnera pas, alors ça ne fonctionnera pas. L'hypnose était aussi simple que ça. Cependant, elle aidait grandement et sauvait parfois des vies. Mettre fin à une addiction, assumer un traumatisme, se débarrasser d'une phobie, développer ses facultés cérébrales, s'immerger dans un monde imaginaire et merveilleux dans lequel s'échapper quelques instants en laissant la liberté à son inconscient de créer ce qu'il veut, pour plus de suspense... l'hypnose, c'était la clé à la porte de notre cerveau et de nous-même. Voilà ce qui me fascinait tant, être capable de découvrir ce dont notre cerveau était capable.

- Se donner les moyens est une chose qui ne suffit parfois pas. Disons que parfois, apprendre à connaître son fonctionnement permet de mieux se comprendre pour travailler plus efficacement. Mais si vos méthodes personnelles fonctionnent, je ne vais pas vous forcer, ça ne fonctionnerait pas de cette façon-là.

Je la laissai se diriger vers la porte qui ne s'ouvrit pas. Je faillis lâcher le même commentaire qu'elle. Ce devait être une bonne blague, car ma porte n'était pas du genre à se bloquer ainsi. Je m'approchai de celle-ci et tentai de l'ouvrir. Sans succès. Je ne comptais pas être accusé de détention non consentie de mineure. Je forçai un peu plus sur la poignée. Sans succès.
- Bon, eh bien, quand on veut on peut vous disiez ?
Je me reculai un peu et d'un coup de pied enfonçai la poignée. Celle-ci tomba au sol. La porte, qui avait pris un sale coup, n'eut besoin que d'être tirée quelque peu pour qu'elle s'ouvre.
- Ne vous en faites pas, je réparerai. Vous êtes libre.
Et moi, j'allais m'amuser à bricoler ce week-end... le karma, sûrement, bien que je n'y croyais pas. Il me fallait vraiment installer une serrure moins lourde, avec un loquet en plus, pour rester protéger des intrusions non désirées.



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Mer 14 Nov - 22:35
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Je sais pas pour vous, mais je n’aimais pas trop ce Allen. Je crois que nos visions du monde divergeaient trop pour qu’on puisse bien s’entendre. C’était d’ailleurs une conversation assez étrange. Parce que nous restions tous les deux calmes et pourtant j’étais presque sûre de le sentir agacé par mes propos. Nous avions là un bel exemple d’une conversation passive agressive en fait. D’un sens, ce n’était sans doute pas plus mal qu’on se comporte comme deux personnes civilisées plutôt que de se sauter à la gorge au premier désaccord. Puis pourquoi se prendre la tête alors que je n’allais pas rester ici bien longtemps ?

Enfin, je n’avais pas prévu de rester longtemps, mais visiblement l’hypnothérapeute avait un autre plan en tête. La porte de son bureau était verrouillée. Et je sais que ce n’était pas lui qui l’avait fermée à clef vu qu’il était resté avec moi pendant tout ce temps. Mais il avait peut-être un complice dehors. Et oui, mon cerveau était déjà en train de faire tous les scénarii possibles et imaginable. Mais puis-je vous rappeler que Rachel Amber a disparu récemment ? Alors oui, il y a de quoi ne pas avoir confiance. Surtout quand il s’agit de quelqu’un capable de vous hypnotiser.

Je lui jetais un regard noir en le voyant s’approcher en reprenant mes propres paroles pour se moquer. Non, j’aimais pas cet homme. Il était mignon, mais ça s’arrêtait là. Comment quelqu’un aussi désagréable peut faire un métier en relation avec les autres comme ça ? Enfin si on peut appeler ça un métier. Arhem, tu deviens vraiment méchante là Dana, du calme. Bon et j’imagine qu’il n’était pas un être si terrible étant donné qu’il n’hésita pas à défoncer la porte de son bureau d’un coup de pied assez spectaculaire pour me permettre de sorte. A croire qu’il avait presque autant envie que moi de ne plus voir ma personne dans ce bureau.

- Je ne m’en fais pas. Vous faites ce que vous voulez de votre porte, je n’ai pas l’intention de la revoir un jour. Merci tout de même pour votre temps.

Au moins j’étais claire et je trouvais ça mieux ainsi. Je n’aimais pas devoir jouer les hypocrites de toute façon. Je quittais donc le bureau d’Allen, et rentrait à mon dortoir en maudissant mentalement ma mère et ses idées farfelues. Heureusement, je croisais Juliet dans le couloir. Je lui racontai donc mon aventure de cette après-midi et nous étions partie pour discuter de tout et n’importe quoi pour la soirée.
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