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I don't know what to do, cause I'll never be with you (Dana)

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Ven 3 Aoû - 18:57
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Le mac en tailleur avait presque fini de faire cours. J'en avais profité pour m'enfoncer dans mon siège dans un coin sombre de la salle en me faisant aussi petit que possible pour fermer les yeux quelques minutes. Il s'avéra que personne ne m'avait remarqué, et que ce con de Justin était même parti sans me réveiller... il avait du m'oublier aussi tellement j'avais été silencieux, et devait se demander où j'étais, ou... était rentré chez lui en fait. Il traînait peut-être avec notre mufynn préféré. J'avais pas eu le temps de rêver, mais je m'étais tellement peu focus sur la voix du prof que j'avais réussi à oublier où j'étais... Puis apparemment, il ne restait plus personne. J'émergeai doucement, de toutes façons Samuel ne fermerait pas la porte sans vérifier que quelqu'un était encore là, si jamais... Quoi que. J'étais sur le point de m'étirer de tout mon long quand je remarquais alors qu'il restait quelqu'un. C'était elle. Elle était sur scène et ne semblait pas m'avoir vu. Je m'enfonçais de nouveau dans mon siège, ne sachant pas si je devais la prévenir que j'étais là ou non, tout en sachant en fait que j'allais bien évidemment rester... Fallait pas déconner non plus. En plus Logan n'était pas là, elle était un peu tranquille. Ce type était con à un point inimaginable... Je me demandais comment il avait pu réussir à sortir avec elle. Comment elle avait pu tomber amoureuse de lui. Mais je savais aussi qu'en dehors de moi, elle intéressait d'autres personnes, en couple ou non. Dana. Elle dégageait quelque chose de différent, de beau, d'unique.

Elle était intelligente, brillante, et absolument merveilleusement belle. Elle récitait un monologue ou une tirade, visiblement d'une pièce antique. Je l'écoutais avec attention, et en m'installant mieux dans mon siège, me redressant pour appuyer ma tête contre mes poings, admiratif. J'aurai pu rester là pendant des heures à l'écouter lire dans toutes les langues une notice d'utilisation d'un micro-ondes ou de fabrication d'un meuble en kit. Même sa voix avait ce quelque chose de différent. C'était beau et ça faisait en même temps si mal d'être là, à l'observer, à la voir. Comme une métaphore de l'amour que j'éprouvais pour elle. Il était là, ça crevait les yeux, je le voyais et la voyais, mais elle continuait sa vie et n'en savait rien, elle ne voyait rien. J'étais au-dessous de Logan à ses yeux sans doutes, et ça faisait aussi mal. Elle ne parlait plus, et je clignais soudain des yeux, comme pour me remettre sur le mode : on, puis machinalement, j'ai applaudis. Vraiment, de bon coeur, mais je n'avais pas vu son visage, je ne savais pas je lui avais fait peur ou autre. Je me levais alors, arpentant tranquillement quelques tables sur mon passage, etc. En fait la salle était un peu spéciale, je me demandais même comment personne n'avait fait pour me voir. Quoi qu'il en soit, je me montrais à Dana un peu mieux, me rapprochant d'elle, mais restant à quelques mètres de la demoiselle. « Désolé si je t'ai surprise, j'avais pas vu le temps passer pendant le cours et je m'étais endormi... Puis j'ai entendu ta voix, et je me suis réveillé. Je ne voulais pas te déranger. » Elle ne semblait pas très bien apparemment. Je me rapprochais un peu plus, n'osant pas la brusquer ou la forcer à me parler si jamais elle n'en avait pas envie. « Est-ce-que ça va ? »
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Mar 7 Aoû - 11:47
Science is the Poetry of reality.
Dana Ward
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J’aimais beaucoup le théâtre. C’était peut-être assez étonnant de la part d’une fille qui ne voulait pas de la célébrité. Mais être là, sur scène, ça m’aidait à me vider l’esprit. Je pensais à autre chose pendant les échauffements, tout le reste en dehors devenait inexistant. Il ne restait moi, les autres élèves, la scène et le professeur. On peut dire en ce sens que je trouvais ce cours très libérateur. Parce qu’en plus de me vider l’esprit, il permettait aussi de s’exprimer. A travers ses propres mots ou à travers ceux d’un personnage d’une pièce.

Le cours avait beau être terminé, je n’étais pas prêt à retourner à la réalité. Je n’avais pas envie de partir, j’étais donc allé en parler à Mr. Macintyre et il m’autorisa à rester pour travailler un peu un monologue que j’avais appris récemment. Il était apparemment même content d’avoir une élève aussi impliqué et qui en redemandait encore. A vrai dire, c’était pas tellement pour l’amour de théâtre que j’étais restée, c’était surtout un choix égoïste, presque comme un besoin de ne pas revenir à la réalité. Pas encore.

Enfin, ce n’était pas la réalité que je cherchais à fuir exactement : c’était Logan. Depuis que je me savais enceinte plus rien n’allait entre nous. Mon petit-ami n’était même pas au courant de cet… “Incident”, et il me cassait quand même les pieds. Logan était beau, je ne pouvais pas le nier, et il était gentil. Il savait se montrer adorable et protecteur. Cependant, ce n’était pas une lumière non plus. C’était presque à se demander comment il avait pu être accepté à Blackwell. Je ne voulais pas être méchante, mais ses parents avaient dû être généreux envers le directeur. Et je savais qu’ils avaient les moyens de faire une choses pareille. Sans pour autant égaler les Prescotts, évidemment.

Tout ça pour dire qu’en ce moment, la seule chose qui obnubilait Logan, c’était le début de la saison de foot et les sélections. Je savais que c’était important pour lui de rentrer dans l’équipe et j’étais de tout coeur avec lui. Mais en ce moment, j’avais besoin de lui, plus que jamais. Je voulais qu’il m’accorde un peu d’attention, qu’il me soutienne. Mais j’avais l’impression de me faire repousser sans cesse. Je ne savais vraiment plus sur qui compter et ça me désespérait au plus au point. Toutefois, sur scène, je pouvais être quelqu’un d’autre et ne pas avoir à me soucier de tout ça. Et aujourd’hui, en cet instant, face à un publique invisible, j’étais Médée, l’amoureuse transie et trahie.

- Je ne l’entends plus. J’écoute ma haine… Ô douceur! Ô force perdue!… Qu’avait-il fait de moi, nourrice, avec ses grandes mains chaudes? Il a suffi qu’il entre au palais de mon père et qu’il en pose une sur moi. Dix ans sont passés et la main de Jason me lâche. Je me retrouve. Ai-je rêvé? C’est moi. C’est Médée! Ce n’est plus cette femme attachée à l’odeur d’un homme, cette chienne couchée qui attend. Honte! Honte! Mes joues me brûlent, nourrice. Je l’attendais tout le jour, les jambes ouvertes, amputée… Humblement, ce morceau de moi qu’il pouvait donner et reprendre, ce milieu de mon ventre, qui était à lui… Il fallait bien que je lui obéisse et que je lui sourie et que je me pare pour lui plaire puisqu’il me quittait chaque matin m’emportant, trop heureuse qu’il revienne le soir et me rende à moi-même. Il fallait bien que je la lui donne cette toison du bélier d’or s’il la voulait, et tous les secrets de mon père et que je tue mon frère pour lui et que je le suive après dans sa fuite, criminelle et pauvre avec lui. J’ai fait tout ce qu’il fallait, voilà tout, et j’aurais pu faire davantage. Tu le sais tout cela, bonne femme, tu as aimé, toi aussi.

Il ne s’agissait pas d’un monologue à proprement parlé étant donné qu’il y avait les interventions de la Nourrice entre deux. Mais n’ayant personne d’autre avec moi en cet instant, je me contentais de faire une pause et de reprendre.

- Amputée!… Ô soleil, si c’est vrai que je viens de toi, pourquoi m’as-tu faite amputée? Pourquoi m’as-tu faite une fille? Pourquoi ces seins, cette faiblesse, cette plaie ouverte au milieu de moi? N’aurait-il pas été beau le garçon Médée? N’aurait-il pas été fort? Le corps dur comme la pierre, fait pour prendre et partir après, ferme, intact, entier, lui! Ah! il aurait pu venir, alors, Jason, avec ses grandes mains redoutables, il aurait pu tenter de les poser sur moi! Un couteau, chacun dans la sienne – oui! – et le plus fort tue l’autre et s’en va délivré. Pas cette lutte où je ne voulais que toucher les épaules, cette blessure que j’implorais. Femme! Femme! Chienne! Chair faite d’un peu de boue et d’une côte d’homme! Morceau d’homme! Putain!


Je ne sais pas comment une telle chose était possible, mais soudainement, je prenais les paroles de Médée très à coeur. Comme si nos situation se rejoignaient, comme si nous étions une seule et même personne. Et je criais avec elle, je hurlais de désespoirs et sans m’en rendre vraiment compte, j’avais laissé tout ça exploser et j’en pleurais même.

- Moi comme les autres! Plus lâche et plus béante que les autres! Dix ans! Mais c’est fini ce soir, nourrice! Je suis redevenue Médée. Comme c’est bon…

Je fini par fondre en larmes, sur scène. Non, ce n’était pas bon, je n’étais pas redevenue moi-même. J’étais totalement perdue et je me sentais abandonné par la personne la plus concernée parce ce qu’il m’arrivait. J’aurais dû être plus prudente, faire attention et ne pas me laisser emporter bêtement. Soudainement, une voix me tira de ma rêverie. Je m’empressai d’essuyer mes larmes. Quelle image de moi cela de moi. Je vis alors Trevor, commencer à se rapprocher, depuis combien de temps il était là ?

- Oh ! Trevor ! Je… Ce n’est rien, je ne t’avais pas vu, désolé… Tu m’as juste un peu… Surprise.

Je tentais un petit sourire. Trevor était un garçon gentil, je savais qu’il ne pensait pas à mal. A vrai dire, on ne se connaissait pas si bien que ça. Tout ce que je savais de lui, c’est qu’on était dans la même classe, qu’il était le meilleur ami de Justin Williams et on avait été plusieurs fois ensemble pour travailler sur quelques projets. Mais ça n’allait guère plus loin.

- Je… Oui, ça va, je me suis juste laissée un peu emportée…


Je forçais un rire… Qui fini par se transformer en sanglots et je me remis à pleurer. Je jetais un regard désespéré à Trevor et secoua négativement la tête. Comme si j’étais incapable de lui dire à voix que non, ça n’allait pas.
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Mer 8 Aoû - 1:01
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Dana s'était laissée emportée par son texte, elle l'avait vécu, elle était comme devenue son personnage. Médée. La femme maudite et détestée de tous alors que son seul méfait aurait été d'avoir été une femme et de ne pas avoir supporté l'infidélité et l'ingratitude de son mari. Cet homme qui, comme tant d'autres au théâtre et dans la vraie vie, profitait des femmes et jetais celles qui ne lui étaient plus d'aucune utilité. Elle pleurait. Elle n'avait vraiment pas l'air bien. Je cherchais dans mes poches avant d'en sortir un paquet de mouchoirs - on en avait jamais quand on en avait besoin j'avais remarqué, alors j'en avais toujours sur moi - et je m'avançais doucement vers la jolie... châtaigne (ni brune, ni blonde) pour lui tendre un mouchoir que je venais de déplier, et lui tendre par la même occasion le paquet. « Excuse moi, c'était à moi de me faire remarquer. Je me suis juste dit que c'était un endroit libérateur ici, et qu'il valait mieux que je te laisse extérioriser ton texte... » La voir dans cet état me brisait le coeur. Je ne pouvais m'empêcher de détourner le regard de son visage, la tête légèrement penchée sur le côté, elle força un rire après avoir tenté de sourire, mais le tout se transforma très vite en sanglots de nouveau. Je ne savais pas si j'en avais le droit, si je le pouvais, ce qu'elle en penserait, mais je décidais de faire ce que je jugeais juste pour elle. Je m'approchais doucement et en testant le terrain, de peur de la brusquer, je finis par la serrer contre moi. Si elle avait besoin d'une épaule sur laquelle pleurer, la mienne était là, toute disposée à recevoir son chagrin. « Je ne sais pas ce que tu traverses en ce moment et pourquoi tu es dans cet état, mais tu n'as pas à te retenir. Je ne te jugerai pas, je ne juge que les brutes et les gens trop mauvais avec les autres... Toi tu n'es pas comme ça. Tu es gentille, tu es joyeuse, tu es douce, tu es forte. Mais même les gens joyeux et forts ont besoin de pleurer et de s'écrouler par moments. Même les gens doux et gentils peuvent crier ce qu'ils ressentent en récitant du Médée. »

Je restais comme ça, quelques minutes à la serrer dans mes bras, tendrement, les mains au creux de son dos, sans même avoir envie de les baisser ou de profiter d'elle. Ce n'était pas mon genre, et je la respectais trop pour lui faire du tord. Puis surtout, c'était la bonne chose à faire. Je finis par m'éloigner d'elle, avec douceur, avant de l'emmener s'assoir sur l'un des coussins encore disposés par terre, en lui attribuant la place de chef du coussin près du mur, pour qu'elle puisse s'y caler. Je lui adressais un sourire triste, assit à côté d'elle, face au mur, à l'opposé de l'endroit où je l'avais aidée à s'installer. Je soupirais légèrement, ayant peur de la brusquer en étant trop maladroit. « Je sais qu'on ne se parle pas très souvent, et que tu n'as aucune raison évidente de me faire confiance ou de vouloir te confier à moi... mais si tu en as besoin, tu peux me parler. Ou je peux te laisser seule si c'est ce que tu désires. Ou même appeler Juliet ou... Logan, s'il le faut. J'imagine qu'on doit toujours privilégier les meilleurs amis ou la personne qu'on aime, pour nous aider quand ça ne va pas... » Mais je me refusais intérieurement à aller chercher cet abruti de sportif, où qu'il soit, et de le laisser avec Dana, encore moins dans cet état. Je faisais davantage confiance à Juliet, qui au moins, était son amie. Je commençais à avoir une boule au ventre à l'idée de devoir la quitter ou de faire de ce moment quelque chose de terrible pour elle. Je ne pouvais pas me permettre de lui prendre la main, d'essuyer ses larmes ou de la reprendre dans mes bras sans doutes. Question d'équité, question de morale. Mais ça me faisait tellement mal. Je la regardais un instant avant de baisser les yeux, fixant le sol, dans sa direction. « Je suppose que je ne suis pas la personne avec qui on préfèrerait se retrouver quand ça ne va pas. Je peux bien tenter de faire le pitre pour te faire rire, mais je sais que ça ne fera pas partir tes problèmes. Dis moi, si tu le sais, ce que tu veux que je fasse, ne fasse pas, ou quoi que ce soit d'autre. S'il le faut, je peux même aller te chercher des frites en ville, te mener au Two Whales, te faire faire du skateboard en te tenant à moi pour ne pas tomber... ou même s'allonger dans l'herbe pour regarder les nuages, aller régler son compte à celle ou celui qui t'as fait du mal... Je suis pas quelqu'un de violent, mais je déteste l'injustice. Malgré tout tu sais, je ne supporte pas de savoir que quelque chose puisse te mettre dans cet état. »
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Jeu 16 Aoû - 0:02
Science is the Poetry of reality.
Dana Ward
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De toutes les personnes présentes dans cette académie, de toutes les personnes que je connaissais, fréquentais, je ne m’attendais pas à trouver du réconfort auprès de Trevor Johnson. Je l’avais toujours vu comme un geek amusant, qui ne rate jamais une occasion pour faire rire la galerie, un bon camarade, toujours à traîner avec Justin. On avait travaillé un peu ensemble, je savais qu’il était intelligent. Mais je sais pas, dans mon esprit, je ne l’avais jamais vu comme quelqu’un pouvant être sérieux. La preuve, il dormait en cours de théâtre et ne remarquait pas que tout le monde était parti. Il faut dire nous avions été un peu bête avec le professeur de ne pas avoir remarqué sa présence plus tôt.


Bref, j’étais surprise, mais agréablement surprise. J’avais plus que besoin de quelqu’un à qui m’accrocher et il était là. Même s’il ne semblait pas très à l’aise, gêné d’être là, il avait eu raison quelque part, de ne pas m’interrompre. Quoique, je ne sais pas si j’avais besoin d’extérioriser. Je ne savais pas trop de quoi j’avais vraiment besoin en cet instant. Et que je le veuille ou non, les larmes sortaient d’elle même et je n’étais même plus capable d’essayer de faire bonne figure. Comme une gamine, je laissais mes sanglots l’emporter. Pauvre Trevor, j’allais ruiner son tee-shirt. Et pourtant, il me garda contre lui, m’encourageant même à laisser tout sortir.

Il était adorable, il parlait calmement et je me laissais tranquillement bercé par sa voix en continuant de pleurer tout ce que je savais. Il me faisait plein de compliment, il disait toute sorte de chose gentille et en temps normal, je lui aurais volontiers répondu, instauré un débat, mais là, j’étais trop désespérée pour dire quoique ce soit. Pour une fois, je me contentais de pleurer, de laisser tout ça sortir et m’en remettre totalement à Trevor. J’avais l’impression que cet instant avait duré des heures, et j’aurais bien aimé qu’il ne se finisse jamais. Parce que là, à pleurer, dans les bras de Trevor, à l’écouter parler, je me sentais bien, en sécurité. Je le croyais quand il disait qu’il n’allait pas me juger, et ça aussi ça me faisait du bien. Pour une fois, je n’avais aucune étiquette, aucune réputation à maintenir, je pouvais juste être la petite et sensible Dana.

Trevor fini par se reculer doucement. Je le laissais volontiers me guider pour aller s’asseoir sur les coussins étalés dans la salle. Je soupçonnais même mon camarade de m’avoir laisser la meilleure place. Je me calai contre le mur et tentai de rendre son petit sourire à Trevor. Je me sentais coupable de lui infliger ça. Il avait sans doute mieux à faire que je me regarder pleurer comme une perdue. Trevor se remit alors à parler. Il avait raison, on ne parlait pas beaucoup lui et moi. Je l’écoutais attentivement, tout en sortant un mouchoir, pour éponger mes larmes. J’eus quand même la politesse d’attendre qu’il aie fini de parler pour me moucher. Mais avant que je puisse répondre, il reprit, en disant encore une fois qu’il n’était pas forcément la meilleure personne pour le job, mais qu’il ferait n’importe quoi pour moi.


C’est que cet imbécile réussi à me faire sourire. Je secouais la tête. Et quelle tête je devais avoir. Elle était belle la Dana, fille de mannequin, avec ses yeux gonflés et rouges, ses joues trempées par les larmes, le nez qui coule, mon maquillage aussi avait dû couler d’ailleurs… J’avais du mal à comprendre pourquoi Trevor n’avait pas encore fuit en hurlant de terreur. J’avoue que je n’osais pas le regarder dans les yeux. Mais je tendis ma main libre -l’autre tenant toujours un mouchoir - pour rejoindre la sienne. J’avais besoin d’un contact, j’avais besoin de quelqu’un, je ne voulais pas qu’il ne se sente pas à sa place et fuit, me laissant toute seule. Je ne devrais pas être aussi égoïste…

- Non… Je… Au moins, tu es là Trevor. Merci. C’est bien plus que ce dont je pourrais espérer je… Oh, je suis désolé de t’infliger ça. Tu ne me dois rien Trevor, je suis désolé, je dois avoir une tête horrible à voir en plus…

Je baissais la tête, mon regard était figé sur nos mains. A vrai dire, je ne la serrais pas vraiment, je jouais plus avec, suivant les lignes de sa paume du bout des doigts.

- Et tu es parfait Trevor… Juliet ne peut pas comprendre. Enfin si, mais elle, elle a d’autre problèmes en tête et je crois que je sais déjà ce qu’elle me dirait de toute façon. Et Logan…


Je marquais un arrêt, me remettant à pleurer. Sauf que cette fois-ci, je me mordis la lèvre inférieure pour retenir mes sanglots.

- C’est de sa faute. J’aimerai bien qu’il soit capable de me dire tout ce que tu viens de dire mais… Je crois qu’il en a juste rien à faire de moi. Son football passe avant tout et il… il ne se prive pas pour regarder les autres filles. J’ai l’impression de n’être qu’un passe-temps pour lui. Je crois qu’il ne voit pas notre relation comme quelque chose de sérieux… Et… Et il ne veut même pas en parler alors que… J’ai besoin de lui et… il n’est jamais là…

Je me remis à pleurer de plus belle. Ca me faisait un bien fou d’en parler enfin à quelqu’un. Et encore, ce n’était pas le plus gros. Mais c’était là une partie de mon désespoir et pourquoi ce monologue de Médée me remuait autant. Moi aussi je voyais celui que j’aimais ne plus me prêter la moindre attention. Alors que j’étais enceinte et que je ne savais pas du tout quoi faire. Logan avait sa part de responsabilité dans l’histoire. Mais le problème était justement là, je n’arrivais pas à lui en parler. Jamais il ne me laissait l’occasion d’aborder le sujet. Comme si le simple mot “responsabilité” lui donnait des allergies.
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Ven 17 Aoû - 21:33
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Mes yeux étaient rivés sur elle, à tel point que je me demandais si elle n'allait pas se douter rapidement que je ressentais quelque chose que je n'aurai sans doutes pas du ressentir à son égard. Elle restait en couple malgré tout... Elle avait souri, et automatiquement, j'ai souri aussi. Elle était toujours belle, mais la voir sourire, c'était comme un cadeau du ciel. Surtout si c'était grâce à moi. Même dans cet état de détresse et les yeux rougis, elle était magnifique. Une merveille, une perle. Qui aurait cru que je penserai ça de quelqu'un un jour... Pas moi en tous cas. Il fallait le vivre pour le voir. Puis elle prit ma main, et je perdis mon sourire, beaucoup trop sérieux pour ne pas me faire quelque illusion. Doux Jésus. Elle. M'avait prit. La main. Dana. DANA. Je devais me calmer et continuer de respirer normalement, ça ne voulait strictement rien dire... elle était en couple, et j'étais... ben en fait, on avait pas spécialement de relation précise elle et moi. Mais en tous cas, j'étais là, et pas son copain. Pas ses autres prétendants, aussi nombreux que les pellicules dans les cheveux de ma tante Louisiana. Il fallait vraiment qu'elle utilise des produits adaptés, beurk. Puis je finis par serrer sa main, comme pour lui faire comprendre que j'étais bien présent, et que je ne la lâcherai pas. Littéralement et de façon figurative. Enfin, voilà. Je me comprend. JE ME COMPRENDS. Puis elle reprit la parole. M'infliger ça ? Si elle avait la moindre idée de ce que je pouvais ressentir, penser et tout ce qui allait avec, elle ne se sentirait absolument pas coupable. Enfin, sauf peut-être, indirectement, d'apprendre qu'un nouvel idiot s'était entiché d'elle... Puis je sentis qu'elle jouait avec ses doigts sur ma main, et ça m'arracha un sourire niais à souhait, tandis que je la regardais avec un air béat. Sauf que quand je m'en suis rendu compte, j'ai essayé de me calmer... Puis elle m'a dit que j'étais parfait. Alors c'était très difficile pour moi de me retenir et de ne pas réagir à ça. Mais je le fis. Avec énormément de difficulté. Bordel. Cette fille. Elle voulait me tuer. Puis elle parla de Juliet, sa meilleure amie... et du sale con, Logan. Je tendis l'oreille, espérant entendre quelque chose de plaisant à mes yeux. Oreilles. BREF. Sauf qu'elle se mit à pleurer, ce qui me calma net. ça me faisait mal de la voir comme ça, et je sentis qu'elle avait besoin de vider son sac, alors je continuais de tenir sa main, la serrant légèrement pour lui faire comprendre que je la soutenais et que j'étais là. C'était donc de la faute de cet abruti si elle était dans cet état ? Oh, bon point pour moi, elle aurait aimé que son PETIT AMI agisse comme moi. Il n'en aurait rien à faire d'elle ? Il privilégierait le sport à ELLE ? Et EN PLUS il était un poil infidèle et totalement irrespectueux ? Dana être un PASSE-TEMPS ? Leur relation n'était pas sérieuse pour lui et en plus ils ne communiquent pas ? Putain. Putain, putain, putain. Si je le vois, j'vais avoir du mal à ne pas le cogner. Sauf que je ne préfère pas faire de mal à Dana et passer pour un type violent non plus. J'aime juste pas qu'on manque de respect aux autres. Luke, Dana... Puis elle se remit à pleurer. Je lui redonnais un mouchoir et en préparai un autre au cas où. Je savais que ça pouvait être gênant de pleurer et de faire face à quelqu'un qui ne prend même pas la peine de nous filer un foutu mouchoir. Le manque de respect. Je décidais alors de me caler à côté d'elle, rompant le contact entre nos deux mains, pour la prendre doucement par le bras, et lui reprendre la main.

« Si tu as besoin d'une épaule ou d'un pull sur lequel pleurer, j'ai tout ça en magasin ! J'ai peut-être même de quoi manger dans mon sac, je dis ça comme ça. Je voudrais pas trop t'intimider... »

Je lui disais ça avec un sourire, même si elle ne l'avait peut-être pas remarqué. Je me moquais bien que qui que ce soit nous voit ainsi, car malgré tout, je la respectai énormément et j'étais simplement là. Pour elle. Et elle en avait visiblement bien besoin. Je pris un court instant avant de lui répondre, histoire de me calmer vis-à-vis de Logan l'abruti.

« Tout d'abord, si je peux me permettre... tu restes la plus jolie fille que je n'ai jamais vu pleurer. Il faut croire que tu ne sais pas ressembler à autre chose qu'à la personne exceptionnelle que tu es tout le temps. Ce serait presque à moi de m'excuser, de ne pas avoir été chercher Logan ou Juliet peut-être. Mais pour être franc, je suis loin d'être comme eux, et je suis heureux de pouvoir t'aider, peu importe l'état dans lequel tu es. Evidemment, j'aimerai que tu ailles bien.. donc si je peux aider, n'hésite pas. N'importe quand. »

Si j'avais eu quelque chose sous la main, je lui aurai passé mon numéro de téléphone, mais ça pouvait passer aussi pour "bonjour je suis le gros lourd de service qui veut te pécho" et j'étais loin d'être comme ça et de vouloir passer pour un crétin.

« Je ne les connais pas très bien. Juliet et Logan, mais j'en connais quand même suffisamment je pense, pour voir comment ils sont, à peu près. ça m'embête de te dire ce que je pense, et sache que je dirais ça à n'importe qui, m'ayant tenu le même discours que toi, dans cet état, en prime. Mais il ne te mérite absolument pas. Si quelqu'un est avec toi et te délaisse, ose regarder les autres filles alors que tu es SA petite-amie, TOI, c'est qu'il n'a rien comprit à la vie. De plus, tu n'es pas sa propriété, ni un passe-temps. Tu ne devrais l'être pour personne, jamais. Ni tolérer ça. Comme le manque de communication. Et faire passer quelque chose d'immatériel, comme le football, avant la personne qu'on aime, c'est n'importe quoi. C'est du manque de respect, tout ça, et tout le monde devrait être respecté et vu à sa juste valeur. Je crois que tout le monde à part lui à l'air de s'en rendre compte. A mon avis, tu pourrais même claquer des doigts et trouver quelqu'un de beaucoup mieux, sans même avoir le temps de dire "Logan". Pas parce que tu es belle, ou que tout le monde t'apprécie. Mais parce que tu as ce truc en plus, cette énergie, cette beauté et bonté naturelle. Je ne sais pas si tu as conscience de ce que tu peux dégager, mais je connais peu de monde qui soit comme ça. »

Je m'arrêtai là, persuadé que j'avais du dire AU MOINS une connerie et qu'elle allait me repousser et partir, ou pleurer encore plus. J'étais trop con. Je ne disais même pas ça pour qu'elle me tombe dans les bras ou autre. Elle aurait bien pu finalement courir dans les bras d'un autre type, s'il était au moins respectueux de sa personne, je n'en ferai rien. J'en souffrira, j'aurai mal et probablement le coeur brisé, mais c'était ça, le respect. Accepter l'avis de l'autre, ses sentiments, et tout ce qu'il représente et est.

« Excuse-moi, je ne suis pas forcément doué avec les mots, je ne voudrais pas que tu penses que je veuille que tu rompes à tout prix, ou que tu te retrouves seule, ou autre. Je suis sûr que quelque part, au fond, loin, très très loin de lui, il a toujours ce truc, qui fait que tu es tombée amoureuse de lui. Mais des fois, les gens ne sont pas tels qu'on le pense, et on peut être agréablement ou désagréablement surpris... N'hésite pas à me dire si tu veux que je me taise, m'éloigne, aille chercher quelqu'un d'autre ou quoi que ce soit qui puisse t'aider. Je ne suis peut-être pas la personne qu'on a envie de voir quand ça va mal... »
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Mar 21 Aoû - 15:27
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Dana Ward
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Je ne méritais vraiment pas quelqu’un comme Trevor. Il était adorable à me proposer son aide, même à me trouver quelque chose à manger. Il était maladroit, peu sûr de lui, mais ça ne faisait que le temps plus mignon et me faire sentir coupable de lui prendre son temps comme ça. Et pourtant il m’assurait que ça ne le dérangeait pas et il restait souriant. Je devrais vraiment passer plus de temps avec des personnes comme lui. Des gens naturellement généreux, qui se font du soucis pour les autres et qui tentent de toujours garder le sourire, quoiqu’il arrive. Je ne dit pas que tous mes proches étaient des hypocrites égoïstes, mais dans l’immédiat, j’étais bien trop remontée contre Logan pour arriver à lui trouver quelques qualités.

Je hochai la tête pour lui montrer que j’avais compris. Mais pour le moment, je n’avais pas faim. J’étais surtout rongée par la colère et la culpabilité. Et sans doute une bonne dose d’autre sentiments que je n’avais pas très envie d’analyser non plus, histoire de ne pas me désespérer encore plus. Trevor entama alors une sorte de long monologue où il m’assurait que ça ne le dérangeait pas, qu’il était toujours heureux de m’aider, me couvrant de compliments au passage. Qui pourrait me trouver encore jolie dans un état pareil ?

Je n’osais même plus répondre… Que vouliez vous que je réponde à ça ? Ca ressemblait presque à une déclaration. Quoique, Trevor disait sûrement ça pour être gentil avec moi. Après tout, on était pas du même monde tous les deux. Il pensait sûrement que j’étais comme une de ces filles qui traînent avec Victoria. Et il préférait sans doute passer du temps avec des filles qui partagent ses passions comme Brooke. Mais j’avais tellement envie de croire à son discours. Et tout de suite, je n’avais pas grand chose de plus à vrai dire. Et je me doutais bien qu’il ne portait pas Logan dans son coeur. Je savais que mon petit ami avait tendance à se moquer et mettre leur misère aux garçons comme lui, même si ça me faisait râler. Ce n’était pas comme si mon avis lui importait beaucoup.

Trevor fini en s’excusant, c’est vrai qu’il y avait été fort, mais il avait raison. Pour le coup, je me remit à pleurer de plus belle. Mais pas de tristesse. Simplement parce qu’il était trop adorable et gentil pour être vrai et… Et ça me rendait émotive. Il faut dire que dans l’immédiat, on me montrerait une photo de chaton dans une tasse de me mettrai à pleurer aussi. Ce n’était quand même pas déjà les hormones hein ?

- Oh Trevor… Tu as raison… Logan il… Il sait être gentil, il a un bon fond quand on le connait, mais… Il se laisse tellement facilement influencer par Zachary et les autres. Il veut tellement leur prouver… Je ne sais même pas ce qu’il veut leur prouver. C’est tellement du gâchis et je pensais qu’en sortant ensemble et bien… Il finirait par devenir plus gentil, le Logan que je connais quand on est que tous les deux. Mais… Il n’y a rien à y faire je crois…


Et pourtant, ce n’était pas peine d’avoir essayé. Ca me déprimait encore plus pour le coup. Mais j’étais totalement perdue. Est-ce que je devais vraiment quitter Logan ? Ce n’était pas la première fois que j’y pensais. Mais, je n’avais pas envie de me retrouver toute seule dans un moment pareil. Certes, Trevor était là. Cependant, c’était… Juste Trevor…

- Merci Trevor, tu es adorable… Vraiment. J’aurais besoin de quelqu’un comme toi si… Si ça te gêne pas de rester encore un peu et… T’as toujours à manger dans ton sac ? Si c’est pas trop te demander je crois que…

Oh non, j’allais encore abuser de sa gentillesse et sûrement de cette estime qu’il avait pour moi, je n’aimais pas ça. Mais c’est vrai que pleuré m’avait donné faim et ça m’aiderait sans doute à me remonter un peu le moral. Je relâchais donc la main de Trevor et essuyait encore mes larmes avant de me moucher. J’attendis qu’il revienne pour changer un peu le sujet de la conversation :

- Et toi alors ? Comment ça va ? On parle que de moi, ça n’a pas énormément d’intérêt. Ca se passe bien avec euh… Tu es pote avec Justin c’est ça ?

C’était un peu ridicule ça ma Dana. Je voyais bien que Trevor et Justin étaient toujours tous les deux. Mais je n’avais jamais fait plus attention que ça à ses fréquentations. Je ne savais même pas s’il y avait des vues sur quelqu’un ou non.
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Jeu 23 Aoû - 5:06
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Putain. Je l'avais faite pleurer. J'étais vraiment trop con. J'aurai mieux fait de la raccompagner à sa chambre ou aux dortoirs, à la limite, plutôt que d'essayer de la consoler et de vouloir m'occuper d'elle... Après tout, elle n'avait pas demandé après moi, et elle avait déjà un petit-ami, une meilleure amie, et son propre groupe, en plus du Vortex Club, si je ne disais pas de connerie. Je baissais légèrement la tête, regardant vers ma droite, où Dana ne se trouvait pas. Je m'en serai foutu une si j'avais été tout seul. Puis finalement, elle me répondit que j'avais raison. Ah ? Je ne bougeais pas, n'étant pas certain de ce dont elle comptait me parler. Puis je me mordis la langue, essayant de ne rien laisser transparaitre. Evidemment que c'était dommage, mais s'il n'arrivait pas à être en couple avec elle, c'est qu'il n'était pas prêt à être avec quelqu'un tout court. Et elle avait visiblement de quelqu'un. Elle avait l'air de se sentir seule, étant donné ce qu'elle m'avait dit et me disait. Puis elle me remercia, et elle me dit quelque chose qui aurait pu me réchauffer le coeur s'il ne me le tordait pas en deux. « J’aurais besoin de quelqu’un comme toi si... » Si quoi ? Bien-sûr que j'allais rester. Je ne voulais surtout pas partir. Je voulais qu'elle comprenne d'elle-même peut-être. Ou pas, qu'elle ne se doute de rien. Jamais. Mais j'ignorais ce que je pouvais faire, si ce n'était la soutenir dans ce genre de moments-là. Enfin, maintenant. J'étais là. Pour elle. J'étais là. Avec elle. Nous étions seuls. Logan n'était pas là. Il ne lui envoyait pas de message, ne l'appelait pas. Il avait peut-être un entraînement, mais il aurait pu chercher à la joindre, c'était sa petite-amie et la journée était finie. Plus je pensais à ce type, plus je me sentais nauséeux. C'était ça en fait. Il me donnait envie de vomir. Puis je me souvins qu'elle venait de me reparler de la nourriture, et sans réfléchir, comme si j'étais à ses ordres ou que ma vie était en jeu, je fonçais vers mon sac, manquant de faire tomber des trucs sur mon chemin, au passage. Après m'être rendu compte de mon ridicule, je pris mon sac de façon totalement décontractée et le ramenait vers elle, puis je fouillais dedans en m'accroupissant près d'elle, vers elle.

« Mes fidèles twix ou les kinder bueno. C'est à toi de choisir... Dans le doute, tu peux même prendre les deux, par bonté d'âme et pour ne pas avoir soulevé que j'étais un gros maladroit bienveillant et serviable de façon totalement bizarre. Mais serviable tout de même ! » Je tournais la chose à l'autodésirion, car de toutes façons, ce n'était pas comme si j'avais une chance avec elle, qu'elle était célibataire, ou qu'elle n'aurait pas envie de se moquer un peu de moi et de mon comportement. ça ne me dérangeait pas en fait, si ça pouvait la faire sourire ou rire, c'était le plus important. Je déposais toute ma nourriture au sol - enfin, c'était emballé quoi - puis je sortis une bouteille d'eau que j'avais également, au cas où. « N'hésite pas à boire aussi si jamais tu as soif. » Avant que je me lève, elle m'avait posé quelques questions. Je restais accroupis, ne perdant pas l'équilibre - c'était important au skateboard - puis je lui souris. « Moi ça peut aller. Et ça ne me dérange pas qu'on parle de toi, surtout que tu as, ou avais l'air d'en avoir besoin. En tous cas ne t'en fais pas, tout ce que tu m'as dit ne sortira pas de cette pièce. Enfin, tu vois ce que je veux dire... Justin est mon meilleur ami, on est un peu comme des frères. Je crois que nos parents - enfin, ma mère et ses parents - ont énormément de chance de bien s'entendre et de nous apprécier tous les deux. C'est vrai qu'on est un peu perchés des fois... Mais ça va, j'ai un petit groupe d'amis, mais je reste aussi avec d'autres personnes. J'aime tous mes amis différemment, et c'est un peu ça, la belle vie. Savoir qu'on a finalement plein d'amour à donner aux autres, et se rendre compte qu'ils nous le rendent. J'suis pas très réclameur de toutes façons, puis je m'en fiche de ce qu'on peut penser de moi. C'est le cadet de mes soucis... du moment que les gens que j'aime vont bien, je vais bien. Si ils vont mal, je fais tout pour que ça aille mieux. » Je marque une pause, car je parle peut-être beaucoup aussi finalement... puis je me permet de rajouter, également à son égard. « Puis des fois, je sens qu'il faut que je les laisse seuls ou que j'aille trouver la personne dont ils ont besoin, car ce n'est pas de moi dont ils ont besoin. Et c'est absolument normal. »

Je la regarde, simplement, tendrement, puis je finis par baisser les yeux. Sauf que du coup je risque de passer pour un pervers, alors je regarde ce qu'elle a choisi de manger et je repense à ce qu'elle me disait tout à l'heure. « Je sais qu'on est pas spécialement amis et tu sais, même si je trouve que tu es une fille en or, du peux que je te connaisse et de ce qu'on dit sur toi en général, je sais aussi que moi, je suis juste... je suis là. Tu aurais pu tomber sur Max par exemple, et ça aurait peut-être même été mieux. J'en sais rien. Mais si je peux me permettre... Tu devrais confronter Logan et ne pas le lâcher tant que tu ne lui as pas dit tout ce que tu avais sur le coeur. Car c'est lui ton petit-ami. Je peux essayer de t'aider, et j'écouterai volontiers pendant des heures, mais à la fin de la journée, la personne à laquelle tu vas continuer de penser, c'est lui. Et il faut forcer le contact. Vas le chercher sur le terrain de sport, dans les vestiaires, dans sa chambre. Puis quoi qu'il arrive, ce sont tes choix, tes décisions, et ce que tu veux vraiment qui compte. Toi. Tu mérites mieux que de pleurer dans cette salle de classe, obligée de rester seule avec un type cool comme moi - malgré les apparences - alors qu'au fond, c'est pas forcément ce dont tu as le plus besoin. » J'en ai peut-être trop dit. J'en sais rien, mais c'est ce que je pense, et c'est la vérité. Je dis tout ça pour elle, et car elle a le droit, et l'ordre même, de décider et de choisir ce qui est bon pour elle. Je me relève un instant, puis je marche un peu dans la salle, à la recherche d'un objet. Finalement, j'attrape des lunettes avec de gros sourcils et un gros pif, type masque rigolo qui fait rire tout le monde, et je le planque dans mon dos en revenant vers elle, puis je m'assois de nouveau. « En tous cas, vraiment, si tu veux te défouler sur moi, que tu as besoin d'un punching ball, je suis là. Je défend déjà Luke de toutes les brutes qui s'en prennent lâchement à lui et je guette un peu les harceleurs, j'ai pas peur de me prendre des coups. Puis si ce sont les tiens, ce seront des coups pour la bonne cause, que je prendrais avec honneur, sans me défendre ou contre-attaquer. Enfin, moi en tous cas, je n'en ferai rien... Je suis respectueux, et je connais les limites de tout un chacun... » Puis je soupire un peu excessivement, et relève la tête vers le "ciel" en prenant une profonde inspiration. « Sauf que c'est pas le cas de tout le monde ici... »

Puis j'enfile rapidement les lunettes à moustaches et je me rapproche d'elle en la regardant avec attention. Héhé, elle l'avait pas vu venir celle-là ! « Mais moi, ché conné la solution pour fer rire les démoisselles tristounettes ! » et je me met à la chatouiller - en respectant totalement ses limites, et je m'arrête après quelques secondes, avant de retirer le masque et de le mettre dans ma main, en le regardant et en le pointant du doigt. « On avait dit qu'on respectait les limites de la ptite dame ! Désolé Dana, il est incorrigible... » Puis je vais le ranger, prenant un air outré, et je vais récupérer mon skateboard, puis je m'assois de nouveau face à elle en souriant. « Oh, et on parle, on parle, mais je t'ai même pas présenté l'amour de ma vie... enfin, après ma mère, Justin, Fynn et Tyler... officieusement. Et la rampe de skateboard de la ville. Et... voilà. Je l'ai pas vraiment baptisée ma planche, mais j'aime me dire qu'elle est libre d'être qui elle veut, tu vois ? Puis elle sait de toutes façons, qu'elle et moi, on en a pour des années... Avant que l'un de nous d'eux n'aie éventuellement un accident matériel. Mais on aime pas trop en parler, ça la froisse un peu et après j'suis obligé de marcher en la prenant dans mes bras. » Je sais pas pourquoi je fais tout ça et je lui raconte toutes ces conneries. Du coup je me contente de la lui tendre. « Elle t'aime bien je crois, elle t'autorise à la regarder un peu. Pas trop, car si tu essayais de rouler avec elle dans cette salle, tu tomberais rapidement... ça glisse beaucoup trop ici. Puis en fait je parle un peu trop, pardon. »
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Jeu 23 Aoû - 23:19
Science is the Poetry of reality.
Dana Ward
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Trevor se leva soudainement, comme s’il venait d’avoir une illumination et alla chercher son sac. Il dû se rendre compte qu’il était un peu ridicule, car il finit par ralentir pour revenir vers moi, ce qui me fit doucement sourire. Cette dévotion était à la fois adorable et un peu gênante aussi, il fallait l’avouer. Trevor ne me devait rien. Pourquoi alors était-il aussi gentil et à mes petits soins ? J’avais l’impression d’abuser de lui, c’était assez terrible. Enfin d’abuser de sa gentillesse, n’allez pas vous faire des idées. Sérieusement, là tout de suite, je n’avais envie de sauter sur personne là. Mais cet imbécile là réussi à me faire sourire encore un peu plus avec sa phrase. Il n’était pas possible.

- Je dois avouer que c’est un peu bizarre, oui… Mais… Merci, tes kinders bueno me font de l’oeil je crois…

Ca devait se sentir que j’étais un peu gênée. Habituellement, ça ne m’arrivait pas, j’avais toujours confiance en moi, j’étais pleine d’énergie, je savais ce que je voulais et où j’allais. Mais pas là. Comme l’avait dit Trevor un peu avant, ça arrivait même aux meilleurs d’avoir un petit coup de mou. Mais ça me faisait bizarre quand même, parce qu’en dehors de Juliet, personne ne m’avait jamais vu dans un état aussi pitoyable, me semblait-il. Et là, on ne se connaissait pas plus que ça avec Trevor, ça rendait le tout assez déstabilisant, bien que ce soit agréable d’avoir un peu de soutiens.

- Décidément, tu es bien préparé.

Je n’en revenais pas que Trevor se promène avec autant de barre chocolatés dans son sac et de l’eau. Mais j’étais un peu mal placée pour parler à vrai dire. J’avais toujours de l’eau aussi à proximité, un petit quelque chose à manger, et une cargaison de médicaments et de pansements, au cas où. Quoi ? C’est toujours utile ! On ne sait jamais, si quelqu’un tombe malade ou se blesse ! Juliet aurait entendu ça, elle se serait mise à rire en disant qu’il fallait que j’arrête de jouer les mamans poule avec tout le monde avant que ça ne me retombe dessus. Mais en attendant, j’étais quand même bien contente que Trevor soit un peu comme moi et me propose à manger. Un peu de chocolat faisait toujours du bien.

Mais avant d’attaquer mon encas, je proposais à Trevor de me parler un peu de lui, histoire que toute cette discussion ne soit pas centrée sur mes petits problèmes non plus. Puis ça me permettrait d’en apprendre un peu plus sur lui. Pour le coup, je devais bien avouer qu’il m’intriguait. Comment un jeune homme pouvait être aussi adorable dans rien attendre de particulier en retour ? Et vu sa description de l’amour, je comprenais mieux, me semblait-il. C’était mignon de dire qu’il aimait tous ses proche d’une façon différente, ça faisait de chacun d’eux une personne unique. Je ne savais pas trop quoi lui répondre à tout ça. Alors j’écoutais ses discours patiemment en mangeant doucement.

- Tu es adorable Trevor, tout ce que tu raconte, ça donne vraiment envie de faire parti de ton entourage. Et merci pour ton aide… Je… Ne voudrais pas te vexer mais… C’est un peu plus compliqué que ça. Je ne suis pas une fille en or, je suis humaine aussi, tu sais hein ?

J’avais l’impression d’être super méchante en disant ça. Pourtant, ça ne l’était pas. Au contraire, même, je parlais sur un ton calme et doux. Et je m’embrouillai dans mon affaire aussi au passage. C’est que Trevor avait dit beaucoup de choses d’un coup et je n’avais pas osé la couper.

- Crois-moi, je ne serais pas là si… Si c’était aussi simple. Je… Ce n’est pas mon genre de laisser mes problèmes comme ça. Ca ne me dérange pas de confronter les autres. Et j’ai essayé de confronter Logan, crois-moi, ça fait des jours que j’essaye. Mais il ne veut rien entendre et… Il ne me dit rien alors, je ne vois pas ce que je pourrais faire de plus. Et il n’y a pas que ça en fait je… C’est compliqué.

C’est bien beau de dire que c’est compliqué ma petite Dana, mais ça ne va pas aider Trevor à comprendre. En même temps, je ne pouvais lui dire l’entière véritée. J’avais déjà du mal à me la dire à moi-même. Ca me semblait tellement… Surréel. Et pourtant les faits étaient là. J’avais eu beau réessayer, tous les tests s’étaient avérés positifs. Et la belle et brave Dana pouvait gérer toute sortes de situations, mais sûrement pas ça. Ce n’était pas dans mes plans et… Ca bouleversait tout. Au point de me mettre dans tous mes états oui. Rien que d’y penser, mes mains tremblaient de terreur. Je serrais les poings en espérant que Trevor n’avait pas remarqué ce détail.

Le skatteur reprit alors en se levant, il sembla prendre quelque chose, mais je ne réussi pas à voir quoi.

- Un Punching ball ? Au non voyons ! Ne raconte pas n’importe quoi. Je déteste voir Logan et Zach vous faire du mal comme ça. Je leur aie dit des milliers de fois en plus… Ce genre de comportement m’insupporte, vraiment.

Pour le coup, oui, si Trevor voulait aborder un autre sujet sensible, il tapait en plein dedans - sans mauvais jeu de mots bien sûr -. Je n’aimais vraiment pas mon petit ami et ses copains faire du mal à nos camarades comme ça. Alors que ces derniers n’avaient rien demandé. Et là, Trevor me disait ça avec une telle légèreté. J’avais presque envie de lui mettre une claque derrière la tête pour dire que c’était inacceptable de subir un tel traitement et qu’il ne fallait pas en rire, mais s’en outré et se battre contre ces injustices ! Mais je n’avais pas la force de grand chose. Puis je dois avouer que le skatteur me prit de cours avec ces lunettes à moustache. Je ne m’attendais tellement pas à un coup pareil, que je ne pu m’empêcher de pouffer de rire.

Et cette accent… Je plaquais une mains sur ma bouche comme pour essayer de me retenir d’exploser de rire. Malheureusement je tins pas bien longtemps. J’étais bien trop sensibles aux chatouilles pour ça. Je me mis donc à rire comme une perdue en me débattant un peu pour que Trevor arrête cette “torture”. Ralalah… Mais quel imbécile. Mais un imbécile qui avait réussi à me rendre le sourire et… Et serviable, ne l’oublions pas. Et c’est que j’eus à peine le temps de me remettre de mes émotions que le jeune homme reprit et me parla de sa planche de skate. Il parlait d’elle comme si c’était une véritable personne, ce qui me fit à nouveau rire.

- Une fois qu’il est lancé on ne l’arrête plus, c’est ça ?

Pour la première fois depuis notre conversation, je trouvais la force de me lever. J’avais arrêté de pleurer, j’essuyais les restes de larmes sur mes joues et levais fièrement la tête, regardant Trevor de haut.

- Et bien mon cher, j’ai bien peur que vous ayez réussi avec bien trop de succès à me remonter le moral. Ce qui n’était pas une mince affaire.

Je tendis une main vers Trevor pour l’inviter à se relever aussi.

- Plus sérieusement, merci Trevor, ça me touche beaucoup tout ce mal que tu te donne. Et ça a été un plaisir d’en apprendre un peu plus sur vous deux.


Je lui désignai sa planche du regard avant de reprendre.

- C’est assez fou qu’on ne se soit jamais parlé plus que ça avant. Dis, tu me passerais ton numéro ? Je crois que je ne t’aie pas dans mon répertoire. Si jamais je trouve un moyen de tirer tout ça au clair, que je te tienne au courant et si… Tu as besoin de quoique ce soit… n’hésite pas… Je crois que je te dois un kinder bueno en plus… Puis se serait un plaisir d’en entendre un plus sur cette belle histoire entre ta planche et toi.

Je lui adressais un clin d’oeil en sortant mon portable pour ajouter Trevor à mon répertoire. C’était assez étonnant qu’il n’y soit pas encore. Pourtant, j’avais bien le numéro de Justin… Pourquoi je n’avais jamais songé à demandé le sien à Trevor aussi ?
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Ven 24 Aoû - 2:47
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Certes, j'étais passé pour un type bien ridicule, mais la dame l'avait admit et en avait rit aussi. Puis elle craignait les chatouilles. J'avoue que si ça n'avait pas été le cas, j'aurais eu l'air d'un plus gros imbécile encore... Puis surtout, elle ne semblait pas l'avoir trop mal prit, malgré le fait que nous ne soyons pas spécialement amis. C'était un peu au feeling, j'aurai aimé une autre fille, je n'aurai peut-être rien pu faire de tout ça. Là j'avais tenté, et supposé que si. Lorsqu'elle me dit que j'étais bien préparé, vis-à-vis du chocolat et de l'eau, je souris. A vrai dire, j'avais souvent besoin de me redonner un bon coup d'énergie, et bon, je faisais avec le distributeur quoi. Ma mère en profitait quand je rentrai chez moi pour me faire manger pleins de plats préparés bons et m'éviter de manger n'importe quoi. Donc quand j'étais chez elle, c'était des galettes de riz ou des biscuits à l'avoine, ce genre de trucs. Au début, ça a aucun goût et ça pue. Puis en fait ça va, c'est pas mauvais. Quand elle me dit que mes dires donnaient envie de faire partie de mon entourage, j'en étais particulièrement flatté. On ne me disait pas ça souvent. Jamais, en fait. Mais je ne demandais qu'à ce qu'elle devienne ne serait-ce qu'amie avec moi... même si je ne savais pas si je supporterai de l'avoir comme amie. Simplement comme amie. « Tu sais, on a tous nos défauts, mais ça ne t'empêche pas d'être une fille en or, Dana. Mais ne t'en fais pas, sois honnête, tu ne froisseras pas. » C'était faux. Elle avait tous les pouvoirs nécéssaires pour me blesser, mais c'était malgré elle, et je préférais qu'elle n'en sache rien. Puis elle reprit, en parlant de ses problèmes et de leur complexité... Puis de Logan, et du fait qu'elle n'arrivait pas à le confronter. Quel abruti, mais quel abruti... Je me tus quelques instants, préférant ne pas laisser transparaître le fond de ma pensée. Je fis un commentaire malgré tout. « Excuse-moi, c'est vrai que je connais pas vraiment ta situation et votre relation. C'est sans doutes aussi parce que je peux manquer de tact ou de réfléchir à ce que je vais dire, que je suis seul. » Je souris de nouveau, d'un air moqueur - envers moi-même - avant de me perdre dans mes pensées. Elle s'était mise en colère pour le coup du punching ball, et j'ignore pourquoi, j'avais gardé le regard baissé, comme si j'étais un chien qui venait de pisser sur le tapis et venait d'entendre ma punition. Enfin... quelque chose dans ce genre. Bon, ça ne changeait rien au fait qu'elle était en couple et clairement pas intéressée par moi dans un quelconque avenir, mais je décidais de peut-être me calmer un peu aussi lorsque je verrais des brutes, pour tenter une manière plus diplomate, si ces babouins étaient capable de comprendre la langue anglaise. Elle s'était relevée entre temps, mais je ne l'avais remarqué qu'au moment où je vis sa main tendue vers moi. Je l'attrapai alors, doucement, puis me relevais en tentant de m'appuyer un maximum sur mes jambes.

Contrairement à elle, une fois debout, j'étais loin d'être un poids plume. Je baissais alors la tête vers elle, sentant mon coeur battre malgré lui, beaucoup plus vite et encore plus fort, spécifiquement au moment où elle me dit que j'avais réussi avec "bien trop de succès" à lui remonter le moral. Eh bien ça mon cochon. Tu ne t'y attendais pas. Non, je ne m'y étais pas attendu. Je revis alors cette jeune femme récitant du Médée et je repassais très rapidement tout ce qui venait de se dérouler dans ma tête, avant d'accepter le fait qu'il était temps pour elle comme pour moi de partir. Je lui souris de nouveau lorsqu'elle parla de ma planche et moi, puis je repris un air sérieux et calme à ses mots suivants. Dios mio ! Elle voulait mon numéro. C'était quoi déjà ? Oh non, ne me lâche pas maintenant, cerveau. Hop, hop, hop, un deux trois, c'est bon. C'était revenu. J'aurai pas eu l'air con sinon tiens. Je me mis à rire à la mention du kinder bueno et de la fin de sa phrase. Je sortis alors un papier et un morceau de feuille de mon sac, puis lui écrivis mon numéro de téléphone et mon adresse mail, au cas où. Puis je lui tendis, rangeant mon sac et le mettant sur mon épaule, en la regardant. « Mieux vaut tard que jamais, comme on dit. Et excuse-moi pour tout ce que j'ai dis qui a pu te vexer. Je retiens et je tenterai de ne pas redire ou faire n'importe quoi. Je prends en compte aussi pour le côté punching ball, tu as parfaitement raison... Je te passe mon numéro et mon mail, si jamais. Des fois mon téléphone ne capte pas très bien, puis par mail on peut parler un peu plus si jamais. Si jamais tu veux parler, je serai là en tous cas. Je suis heureux de savoir que j'ai pu au moins te remonter le moral... J'espère que tout va s'arranger, quoi qu'il se passe et quoi qu'il t'arrive. N'hésite pas en tous cas, puis on peut bien trainer ensemble aussi de temps en temps ! Si tu veux, je t'apprendrais un peu à faire du skateboard ! » Je repérai après coup qu'elle avait sorti son téléphone, aussi je lui donnais mon numéro, tout en lui donnant quand même aussi le morceau de papier. Puis je regardai la sortie de la salle de cours. « Allez viens, je te raccompagne. Que j'accomplisse ma mission en entier, en faisant attention à ce que personne ne s'amuse à baisser de nouveau ton moral. Not on my watch ! » Puis je lui fis signe de passer devant moi, par courtoisie, et je refermais la porte de cours derrière nous, la raccompagnant où elle désirait aller.
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